Exposition : voyage au cœur de Nouabalé-Ndoki en images

Mercredi 11 Décembre 2019 - 19:00

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Dans le cadre de ses vingt-ans d'existence, le parc présente la biodiversité de son espace naturel à travers une exposition-photo à l’Institut français du Congo (IFC) qui s’étendra jusqu’au 20 décembre.

L’exposition photo « WCS » est une immersion par l’image au cœur du site naturel qui abrite une vraie richesse énorme de la faune et de la flore en Afrique centrale. Au total, douze tableaux peignent le décor du hall de l’IFC, transformé en un véritable sanctuaire qui milite pour la préservation de l’écosystème naturel. Le but étant d’emmener la population à découvrir la biodiversité de cet espace, à contribuer à sa protection en vue de soutenir l’écotourisme de ce site.  

Au nombre des éléments mis en avant pour cette exposition-photo en couleur figurent « Un bastion d’éléphants de forêt », « Une vue au-delà des aires protégées » et « Des gorilles accrochés aux arbres ». Outre cela, à travers quelques clichés, cette vitrine photographique salue la bravoure et le courage de la brigade anti-braconnage ainsi que de la population environnante du parc.

Selon le WCS, en vue d’affronter les menaces croissantes visant la faune de Nouabalé-Ndoki, le nombre d’écogardes du parc a considérablement augmenté ces dernières années. Les opérations de lutte contre le braconnage ont été restructurées et sont maintenant appuyées par un Cessna 206 qui effectue des vols de surveillance. Le parc investit dans ses écogardes pour leur permettre de mener leur mission de manière professionnelle, de se protéger des attaques de ceux qui tentent d’exploiter la riche biodiversité de la région et de respecter la loi et les droits de l’homme. Avec la population environnante, un grand travail de sensibilisation a été fait pour l'éduquer à ne pas apporter de soutien aux braconniers.

«A la suite d’une restructuration de la stratégie anti-braconnage et des patrouilles en 2017, directement suivies par des formations intenses en 2018, les écogardes bénéficient désormais de meilleures conditions de travail et sont mieux équipés et entraînés à réaliser de bonnes performances sur le terrain », précise l’organisation.

Fruit d’un partenariat public-privé entre le ministère de l’Economie forestière et la Widlife conservation society (WCS) qui assure sa gestion depuis 2014, le parc demeure l’une des forêts tropicales presque vierges les mieux préservées dans le Bassin du Congo. Situé au cœur d’un écosystème riche, le site abrite une diversité de mammifères, reptiles, oiseaux, insectes et plantes menacés à l’échelle mondiale. « Bien que les menaces restent fortes, le travail considérable qui a été réalisé pendant un quart de siècle par des hommes et femmes œuvrant pour la protection du parc national de Nouabalé-Ndoki a permis au parc de demeurer jusqu’à ce jour, l’un des derniers véritables espaces sauvages intacts du continent », en pense la WCS.

Créé en décembre 1993, le parc national de Nouabalé-Ndoki est une aire protégée de la République du Congo située à cheval sur les départements de la Sangha et de la Likouala, à la frontière avec la République centrafricaine (RCA). Il fait partie du Trinational de la Sangha avec les parcs de Lobéké au Cameroun et le complexe d'aires protégées de Dzanga-Sangha en RCA. Avec une superficie de 4 000 km², Nouabalé-Ndoki a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2012.

Merveille Atipo

Légendes et crédits photo : 

1- Une vue de deux tableaux exposés/ Adiac 2- Deux jeunes congolais visitant l’exposition /Adiac

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