Fespaco 2019 : vingt films africains en compétition

Jeudi 21 Février 2019 - 20:08

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Le Burkina Faso accueille, du 23 février au 2 mars, la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). La liste des vingt films africains en compétition officielle pour cette édition a été récemment dévoilée par les organisateurs.

Le Fespaco, l’un des grands festivals du cinéma africain, se déroule tous les deux ans à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Cette 26édition, placée sur le thème « Conforter notre mémoire et forger l’avenir d’un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité », coïncide avec le cinquantenaire de ce festival. En effet, pour le comité d’organisation, il s’agit de mettre le cinéma africain et les cinéastes du continent au centre de leur préoccupation, de revenir aux fondamentaux, pour emmener le  cinéma et ces cinéastes dans toutes les périphériques du contenant.

Ardiouma Soma, délégué général du Fespaco, a dévoilé  à  l’Unesco,  à Paris, le 14 janvier dernier, la liste des vingt films africains retenus. Il a tenu à fixer  l’auditoire sur les travaux préliminaires qui ont eu lieu,  malgré les difficultés rencontrées dans les choix. « Nous avons constaté que la plupart des films qui nous ont été soumis ont été de qualité. C’est ce qui nous amène à présenter cette sélection un peu tardivement, parce que le travail était vraiment difficile pour faire le choix des films. On ne peut pas monter en une semaine tous les films de qualité que nous avons reçus », a-t-il déclaré.

Pour cette édition, un accent particulier est mis sur l’innovation, notamment dans le processus de sélection des films par le comité d’organisation, conformément aux recommandations issues de l’atelier international organisé aux mois de novembre et décembre 2017. Cela a conduit à confier la sélection à des personnes externes au Fespaco, aux résidents au pays, à des experts internationaux, aux personnes averties du cinéma. Cette innovation a permis  au comité d’organisation  d’avoir une sélection de cent soixante-cinq films au départ, repartis en sept catégories couvrant les domaines de la fiction, du documentaire, de la série télévisuelle, des écoles africaines du cinéma et des films d’animation, avant d'aboutir à une liste définitive de vingt films.

Par ailleurs, Abdoul Karim, ministre burkinabé de la Culture, a assuré que toutes les dispositions sécuritaires ont été prises pour le bon déroulement de cet événement. « Nous savons que c’est une grande préoccupation, mais nous voulons vous rassurer que le Burkina Faso est reconnu pour son expertise en  matière d’organisation des grands événements. Cette édition spéciale du Fespaco ne va pas déroger à la tradition. Vous viendrez dans la paix, vous séjournerez dans la sécurité, vous rejoindrez vos pays respectifs dans la sécurité », a-t-il précisé.

De nombreux prix sont à gagner,  à savoir le premier prix pour l’étalon d’or de Yennenga dans la catégorie film de fiction long métrage, accompagné d’un trophée et d’une enveloppe de vingt millions de francs CFA ; le deuxième prix, l’étalon d’argent de Yennega, composé d’un trophée et d’une somme de dix millions de francs CFA, enfin, le troisième prix, l’étalon de bronze de Yennega, composé d’un trophée et d’une somme de cinq millions de francs CFA.

Les films en compétition pour cette édition proviennent de différents  pays africains, entres autres, "Five fingers for Marseille", de Michael Mattaws ( Afrique du Sud) ; "Sow the winter TD Mykim", de Jahael X.T Quebeka ( Afrique du Sud ), "La AKhier Ezzaman ( jusqu’à la fin des temps), de Yasmine Chouikh ( Afrique du sud); "Desrances", d’Appoline Traoré (Burkina Faso) ; "Duga" ( les charognards), d’Abdoulaye Dao et Hervé Eric Lengani( Burkina Faso) ; "Hakililon" ( mémoire en fuite) d’Issiaka Konaté ( Burkina Faso) ; "Las weapons" (les armes miraculeuses) de Jean-Pierre Bekola ( Cameroun) ; "Révolution de Boris" Oue et Marcel Sage (Côte d’Ivoire) ; "Keteke", de Peter Sedufere ( Ghana), "Rafiki wanuri kahui" (Kenya) ; "Barkono" ( la grotte), d’Aboubacar Bablé Draba Boukary Ombotimbe (Mali)," Indigo", de Selma Bargach ( Maroc).

Cisse Dimi

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