Festival international N’Djam s’enflamme en slam: la cinquième édition se tient du 6 au 11 novembre

Vendredi 4 Octobre 2019 - 15:22

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Au total, treize slameuses africaines, dont la Congolaise Mariusca Moukengue, se donnent rendez-vous le mois prochain à N'Djamena, au Tchad, où la poésie urbaine fera principalement la part belle aux femmes.

Depuis quatre ans déjà, le slameur tchadien, Didier Lalaye alias Croquemort, et son équipe convient la scène locale et internationale à une rencontre majeure de l’agenda culturel de N’Djamena. Organisé par le Ballet national, l’Institut français du Tchad, la maison de la culture Baba Mustapha, la maison de quartier de Chagoua et le Centre d'études et de formation pour le développement, le Festival international N'Djam s'enflamme en slam (Fines) est un carrefour de dialogue et de libre expression.

Les slameuses de la cinquième édition viendront précisément du Tchad, du Congo-Brazzaville, du Cameroun, du Mali, du Burkina Faso, du Burundi, du Maroc, du Bénin,  du Togo, de la Côte d’Ivoire, de l’Algérie et de Madagascar.

Au menu des festivités de cette année, des concerts d’artistes internationaux, conférences, ateliers, la traditionnelle coupe de slam disputée par plus de quarante artistes tchadiens, une soirée 100% féminine durant laquelle les treize slameuses africaines dédicaceront un livre collectif illustré qui retrace leurs parcours énigmatiques et leurs vies respectives.

« Je suis heureuse de participer pour la première fois au Fines et plus encore de voir le slam s’affirmer autant, particulièrement à travers des femmes. Ce sera une occasion favorable de vivre et de partager la magie de cet art, aux vertus thérapeutiques », a exprimé Mariusca Moukengue.  

Evénement annuel, le Fines met en lumière, autour du slam, plusieurs femmes du continent issues de différents secteurs spécifiques. L’occasion leur est donc accordée de réunir leurs compétences et de les mettre à l'honneur. Par leurs talents, elles libèrent la parole et partagent leurs textes, communiquent leurs engagements et révèlent leurs performances qui ne laissent pas indifférent le public.

A mi-chemin entre la littérature et la musique, le slam se positionne au fil des ans comme un art majeur dans le paysage culturel international. Comparable au rap, il devient de plus en plus un vecteur de communication poétique fort et poignant qui dénonce les maux de la société en toute douceur.

« A travers le Fines, nous voulons positionner le slam comme un large moyen de liberté d’expression et de sensibilisation à certaines antivaleurs. En outre, nous aspirons à faire de cette discipline un vecteur de brassage culturel et intercommunautaire, une politique de parité artistique, un pont avec les autres œuvres de l’esprit comme les dessins satiriques, la peinture, le blogging ou encore les technologies de l’information et de la communication », précisent les organisateurs de ce festival.

Jessica Atipo

Légendes et crédits photo : 

L'affiche du Fines 2019

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