Fibre optique : les travaux d’interconnexion entre le Congo et le Cameroun s’exécutent normalement

Samedi 4 Juillet 2020 - 16:00

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Selon la mission de suivi et d’évaluation des travaux de construction du réseau sous-régional en fibre optique Congo-Cameroun, la phase pilote et la construction des shelters du réseau d’interconnexion en fibre optique qui va relier les deux pays avance comme souhaité.

La mission conduite, du 27 juin au 1er juillet dans la Sangha, par le coordonnateur national par intérim du projet Central African Backbone Congo (CAB) a commencé par faire le point avec les sociétés adjudicataires du marché : la China Communications Services International, HUAWEI et le consortium Globotech MG Telecom, chargé du contrôle des travaux. La réalité est telle que les travaux de construction des six sites techniques de Ouesso, du village Paris, de Biessi, de Sembé, de Souanké et de Ntam sont complètement achevés et le tronçon pilote de deux kilomètres situé entre Ouesso et Mokeko se construit normalement.

« On a fait une phase test de deux kilomètres qui consiste à l’ouverture des tranchés. Cette phase permet au projet d’avoir une idée nette sur comment sera posé le PEHD et la fibre de tout le réseau donc de Ouesso jusqu’à Ntam (Frontière entre le Congo et le Cameroun). Nous avons aussi abordé les questions du lancement officiel des travaux qui sera placé sous les auspices du Premier ministre, chef du gouvernement. Cependant, les préparatifs seront coordonnés par notre ministre de tutelle, Léon-juste Ibombo, ministre en charge des Télécommunications. Ce lancement officiel est prévu au début du mois d’août prochain », a expliqué Michel Ngakala, coordonnateur par intérim du projet.

Les questions socio-environnementales

Sur les plans environnemental et social, le projet dorsal à fibre optique d’Afrique centrale est classé dans la catégorie 2 en conformité avec les exigences de la Banque africaine de développement (BAD) et du Congo en matière de sauvegarde environnementale et sociale. C’est pourquoi, dans le cadre du Plan de gestion environnementale et sociale, en vue de régler tous les différends qui pourraient exister entre le maître d’ouvrage et les populations riveraines, un dispositif de règlement de conflits a été mis en place par la BAD.

C’est ainsi qu'il y a eu dédommagement des dégâts causés par la société CCSI lorsqu’elle érigeait le shelter du village Paris.  Les ouvriers de cette société avaient détruit les orangers et les manguiers sauvages (Péké) d’un groupement des femmes autochtones. Séance tenante, le CAB était obligé de régler à l’amiable cet accident en payant en espèce ces préjudices, conformément au Plan de Gestion Environnementale et Sociale.

Par ailleurs, la mission a bouclé sa ronde par un bilan avec les responsables de la société CCSI, des contrôleurs des travaux et des membres de l’unité de coordination du projet CAB. La ligne directrice de la suite des travaux de la construction du réseau haut débit de la fibre optique Congo – Cameroun a été présentée en vue de corriger les imperfections et formuler les propositions permettant de pallier certaines défaillances constatées pendant l’évaluation de la première partie des travaux.

 

 

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

Michel Ngakala et sa suite visitant un des sites d'interconnexion

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