Finances : reconstitution progressive des réserves de change du Congo à la Banque centrale

Mercredi 14 Août 2019 - 16:30

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Les avoirs extérieurs nets du Congo ont augmenté de 140,3% au premier trimestre 2019, contre la forte baisse enregistrée au cours des quatre dernières années. L’exécutif entend rétablir le seuil normal qui est de trois mois d’importation.

La hausse du niveau des réserves de change du pays et l'amélioration de la situation monétaire dont la masse en circulation devrait augmenter de 5,4% durant cette année coïncident. Une première depuis 2015, alors que le crédit intérieur net connaîtrait une baisse de 14,1%. Le taux de couverture extérieure de la monnaie s’établirait à 59,1% à la fin de l’exercice en cours, contre 32,6% un an plus tôt.

D’après la Banque centrale, la situation du système bancaire du Congo est plus ou moins stable. En dépit de la dégradation de leur portefeuille, les banques congolaises sont demeurées résilientes et relativement conformes aux normes édictées par la Commission bancaire d’Afrique centrale. Les deux réunions du comité monétaire et financier national et du conseil national du crédit tenues, le 9 août, à Brazzaville ont planché sur l’état financier du pays. Les experts ont salué l’amélioration de la situation économique, l’évolution des financements bancaires, insistant sur la poursuite des réformes publiques.

À en croire le directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Michel Dzombala, la reconstitution progressive du taux des réserves de change est due à l’augmentation de la production pétrolière ; à l’amélioration des recettes de l’État à travers le processus de bancarisation des recettes fiscalo-douanières et de la qualité des dépenses en devises. Malgré les efforts en faveur de la diversification économique, le secteur hors pétrole peine à décoller. « Nous avons constaté la bonne santé du marché de titres publics, grâce à l’état du Trésor public qui a su diversifier ses émissions sur le marché financier. De même pour les banques locales qui se portent bien sur le plan de la liquidité », a souligné Michel Dzombala.

Les réformes initiées au niveau communautaire ont aussi contribué à la remontée des réserves de change. L’on peut citer celles liées à l’information interbancaire et la gestion des liquidités; l’amélioration du suivi des transferts sortants et extérieurs; la réduction de la perception des risques de crédit par l’amélioration de la qualité de l’information financière, etc. Le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, s’est félicité des progrès réalisés au niveau national et communautaire. « En 2016, on était à près de 2400 milliards de francs CFA et aujourd’hui nous sommes au-delà du double, rien qu’au niveau du compte des opérations. Je ne parle pas de tout ce que nous avons comme réserves internationales », a-t- il indiqué. La nouvelle réglementation des changes a permis, selon le patron de la Banque centrale, aux établissements bancaires de céder 1378 milliards de francs CFA entre mars et juin 2019, contre 605 milliards durant toute l’année 2018.

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

Siège de la Banque centrale à Brazzaville

Notification: 

Non