Fonction publique : le recrutement des agents sociaux prévu au 3e trimestre

Lundi 27 Avril 2020 - 18:24

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

La loi de finances rectificative soumise actuellement à l’approbation du Parlement a prévu un chapitre sur la prise en charge des dépenses liées au recrutement des agents sociaux.

Les dépenses des salaires et traitements subiront une légère baisse en lien avec les départs à la retraite, non compensés par les recrutements du personnel dans le secteur de l’enseignement et de la santé, devant intervenir au troisième trimestre de l’année en cours. Selon le ministre délégué au Budget, Ludovic Ngatsé, qui a présenté le collectif budgétaire à l’Assemblée nationale, ces dépenses qui s’inscrivent en deuxième position dans l’ordre d’exigibilité sont passées de 391 milliards FCFA dans la loi de finances initiale à 386 milliards FCFA dans le budget ajusté, soit une baisse de -1,3%.

Au regard du contexte, l’arbitrage est, a-t-il expliqué, d’autant plus complexe car il est nécessaire d’augmenter les dépenses de santé pour faire de sorte que le système sanitaire dispose des capacités et des ressources nécessaires pour mieux lutter contre le Covid-19. En s’inscrivant dans la stratégie de restructuration de la dette, avant toute renégociation dans ce contexte d’assèchement des ressources budgétaires, le gouvernement maintient inchangés ses engagements vis-à-vis de tous les créanciers. « Les charges financières de la dette s’élèvent à 100 milliards FCFA contre 105 milliards FCFA dans la loi de finances initiale », a fait savoir Ludovic Ngatsé.

L’exécution du budget de l’Etat des deux premiers mois de l’année encours

Prévues à 2 175 milliards FCFA, les ressources budgétaires ont été réalisées au 29 février à hauteur de 305 milliards FCFA, soit un taux de 14,04%. Pour le chapitre impôts et taxes intérieures : 91 milliards FCFA contre une prévision annuelle de 730 milliards FCFA, soit 12, 41% ; droits de douanes : 16 milliards FCFA pour une prévision annuelle de 131 milliards FCFA, représentant un taux de réalisation de 12,04% ; recettes pétrolières : 189 milliards FCFA, contre une prévision annuelle de 1201 milliards FCFA, représentant un taux de réalisation de 15,70%. Les cotisations sociales : 9 milliards FCFA, pour une prévision annuelle de 55 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 15,81% ; les recettes des administrations et de portefeuille : 1 milliard 400 millions FCFA, pour 27 milliards 500 millions de prévision annuelle, soit une réalisation de 5,09% ; les dons aucune mobilisation.

En termes de dépenses

Attendues à 1 661 milliards FCFA, les dépenses budgétaires ont été exécutées à hauteur de 210 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 12,65%. Charges financières de la dette : 18 milliards FCFA, pour 105 milliards FCFA de prévision annuelle, soit un taux d’exécution de 16, 86% ; personnel : 55 milliards FCFA, pour une prévision annuelle de 391 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 14,18% ; biens et services : 23 milliards FCFA, pour 193 milliards FCFA de prévision annuelle, représentant un taux d’exécution de 11,97% ; transferts : 87 milliards FCFA, pour 599 milliards FCFA de prévision annuelle, soit un niveau d’exécution de 14,45% ; charges communes : 8 milliards FCFA pour une prévision annuelle de 45 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 17,08% ; investissements : 19 milliards FCFA, soit 5, 88% des prévisions annuelles fixées à 325 milliards FCFA.

Quelques autres chiffres

Les recettes budgétaires attendues dans la loi de finances rectificative se déclinent comme suit : impôts et taxes intérieures sont réajustés à 271 milliards FCFA, contre 730 milliards FCFA dans la loi initiale, soit une baisse de-62,8% ; droits de douanes révisés à 84 milliards FCFA contre 135 milliards FCFA auparavant, en diminution de -37,6% ; cotisations sociales reconduites à leur niveau initial de 55 milliards FCFA ; recettes pétrolières réajustées à 531 milliards FCFA contre 1188 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une baisse de -55,3% ; les recettes des services prévues à 12 milliards FCFA contre 24 milliards dans la loi de finances initiale, représentant une baisse de -50% ; les revenus du portefeuille devraient s’améliorer pour s’établir à 6 milliards FCFA avec des dividendes de la SNPC et de la Banque des Etats de d’Afrique centrale attendus respectivement à 5 milliards et 1 milliard FCFA. Globalement, les ressources budgétaires s’effondrent de -50,2% pour s’établir à 1083 milliards FCFA contre 2175 milliards FCFA dans la loi de finances initiale.

Parfait Wilfried Douniama

Notification: 

Non