Fonds mondial pour l’environnement : une consultation nationale tenue avec les parties prenantes

Lundi 5 Novembre 2018 - 19:00

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La rencontre entre le gouvernement congolais ainsi que les partenaires techniques et financiers a eu lieu, la semaine dernière à Brazzaville, dans le cadre des préparatifs du Fonds mondial pour l’environnement -7 (FEM-7) prévu pour janvier 2019. Le but étant d’amener tous les partenaires à parler le même langage sur ces questions d’intérêt commun.

 

 

 

L’identification des problèmes environnementaux et de développement durable sur le territoire national a permis d’élaborer des politiques, des stratégies, des plans et programmes en la matière mais qui souffrent d’inexécution, faute de moyens financiers.

En effet, à la sixième réunion de l’assemblée générale du FEM qui s’est tenue du 22 au 28 juin dernier, à Dan Nang, au Viet Nam, à laquelle le Congo avait pris part en sa qualité de membre à part entière, d’importantes résolutions qui furent prises méritent d’être vulgarisées à l’attention des partenaires. Il s’agit, entre autres, de définir les objectifs stratégiques de sa septième reconstitution FEM-7 : la stratégie de mise en œuvre du FEM sur le genre, la nouvelle politique de cofinancement, la nouvelle politique des allocations Star. Mais ces résolutions ne sont pas connues des acteurs environnementaux, quasiment à tous les niveaux, du décideur au grand public. C’est ainsi que tenant compte du caractère multisectoriel de l’environnement et en vue de mieux organiser l’orientation et la répartition de ces fonds, la ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault, a sollicité et obtenu du secrétariat l’organisation d’un dialogue national sur le FEM.

Le but du dialogue national 

La concertation  vise, entre autres, à informer un plus large public du FEM, sa mission, sa stratégie, ses politiques et ses procédures ; faciliter la participation des parties prenantes nationales au programme du FEM au Congo ; s’assurer que l’assistance du FEM cadre avec les priorités nationales ; offrir des renseignements pratiques sur l’accès aux ressources du FEM et les méthodologies de conception, d’élaboration et de mise en œuvre des activités financées par le FEM ; faire la restitution des résolutions de la sixième réunion de l’assemblée générale du FEM, a expliqué la ministre du Tourisme et de l’environnement.

Ce dialogue qui devait se tenir en octobre dernier vient d’être repoussé au mois de janvier 2019 par le secrétariat du FEM qui compte d’abord organiser, au Gabon, une consultation régionale pour préciser les contours du programme à impact sur le bassin du Congo. Les résultats de cette consultation permettront aux pays d’articuler leurs priorités nationales. « Nous devons mettre à profit cette rencontre pour voir dans quelle mesure nous pouvons consolider et améliorer notre coopération en la matière », a-t-elle ajouté.

Enfin la ministre en charge de l’Environnement a émis le souhait de recevoir dans les plus brefs délais les propositions des notes conceptuelles, en ce qui concerne les allocations Star.

Pour Suze Percy Filippini, représentante de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture au Congo (FAO), cette réunion a donné l’occasion aux partenaires du Congo, à l’instar de son institution, de réitérer sa disponibilité, en tant que partenaire technique et financier, de continuer à appuyer la République du Congo afin qu’elle puisse mieux se préparer pour se prépositionner par rapport au FEM-7. En effet, le FEM-7 a demandé aux pays concernés de mener un processus de consultation au niveau national avec toutes les parties prenantes, y compris les organisations non gouvernementales, pour venir voter des projets qui seront soumis au conseil d’administration du FEM.

« Nous sommes disposés à accompagner le Congo et nous avons indiqué que ce serait quand même intéressant de monter une initiative sur la gestion des produits forestiers non ligneux, parce que ce sont des produits qui permettent aux communautés locales de continuer à vivre dans les forêts et autour des forêts, et en même temps ça crée des ressources puisqu’on peut mener des activités génératrices des revenus. Ce serait peut-être une plate-forme pour créer du travail pour les jeunes et pour les femmes. Par exemple, si le Congo souhaite monter un projet sur l’écosystème du Mayombe et aussi sur les tourbières dans le cadre des initiatives à impact, la FAO l’aidera », a indiqué Suze Percy Filippini.

Signalons qu’au niveau national, le FEM est représenté par la ministre en charge de l’Environnement, point focal politique, et le directeur général de l’Environnement qui en est le point focal opérationnel. Il est assisté d’un collaborateur, chargé du suivi de la mise en œuvre des projets FEM en matière d’environnement au Congo.

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : La ministre en charge de l'Environnement prononçant son mot lors de la réunion Photo 2 : Une vue des participants

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