Football : Lys Mouithys ouvre la boîte à souvenirs

Mardi 7 Avril 2020 - 18:45

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Alors que le ballon est empêché de rouler par la pandémie de Covid-19 et que la moitié de l’humanité est confinée, c’est autour des souvenirs que l’on peut trouver du réconfort et le sourire. Les Dépêches de Brazzaville vous proposent donc donner la parole à d'anciens joueurs de la sélection congolaise. Avec une saine nostalgie !!!

Les Dépêches de Brazzaville : Lys, puisque l’idée est venue en discutant ensemble, à toi l’honneur. Te souviens tu de ta première sélection ?

Lys Mouithys : Bien sûr, je m’en souviens très bien : c’était contre la Zambie lors de la campagne éliminatoire pour la CAN 2008 à Massamba-Débat. Ce n’est d’ailleurs pas un très bon souvenir : j’avais été très mauvais, même très nul. J’avais une pression énorme, je n’arrivais à rien et Noël Tosi (ndlr : limogé après ce match nul, le 25 mars 2007) avait dû me remplacer à la mi-temps. (ndlr : il s’agit ici de son premier match officiel, puisqu’il avait joué en amical contre le Mali, à La Courneuve, le 14 novembre 2006).

LDB : Et ton premier but ?

L.M : J’hésite…avec le Mali. Mais non, c’est contre le Tchad lors des éliminatoires CAN/Mondial 2010. On gagne 2-0 à Massamba-Débat (ndlr : le 22 juin 2008, il ouvre le score à la 14e).

LDB : Quel est ton plus beau souvenir en sélection ?

L.M : Franchement, il y en a tellement. Mais le premier qui me revient, là, c’est le match Congo-Gabon, avec une victoire 1-0 à Pointe-Noire. Christopher Samba avait marqué le but. C’était le premier match de Djamel Djabbour sur le banc, on était premiers de notre groupe...

LDB : Le club dans lequel tu aurais aimé jouer au pays ?

L.M : Sans hésiter Diables Noirs, la nation hein. J’en ai d’ailleurs porté les couleurs, en jeune, avant d’arriver en France.

LDB : Quel sélectionneur t’a le plus marqué ?

L.M : Je dirais Ivica Todorov. J’ai une affection particulière pour Noël Tosi, qui m’a fait débuter en sélection et qui était mon entraîneur à Cherbourg. Mais humainement et sportivement, j’ai beaucoup apprécié de travailler sous les ordres d’Ivica Todorov. Avec lui, on pouvait parler de football pendant des heures…

LDB : Quel ancien co-équipier, que tu as perdu de vue, aimerais-tu revoir ?

L.M : Je suis encore en contact avec pas mal de joueurs comme Barel (Mouko), Matt (Moussilou), Francis (N’ganga) et Ladislas (Douniama), le « champagnard » comme je l’appelais. D’autres comme Delvin Ndinga ou David Louhoungou, j’arrive à avoir des nouvelles, comme Pitchou Mouaya ou Sembolo. En fait, j’aimerais bien revoir Christopher Samba. On était assez proches, mais la vie a fait qu’on s’est perdus de vue. Chris Malonga aussi, j’aimerais bien le revoir… Mais Camille, tu ne m’as pas demandé mon pire souvenir.

LDB : Je pensais que c’était cette première sélection. Au temps pour moi. Alors, quel est ton pire souvenir en sélection ?

L.M : Oui, c’était un mauvais souvenir, mais il y a pire : à Khartoum, alors qu’un nul nous suffisait pour aller au tour suivant (ndlr : les éliminatoires Angola 2010 étaient jumelés avec ceux du Mondial 2010), on se fait voler par l’arbitre et on perd 0-2. Moi je prends un carton rouge immérité à la 51e. Le pire, c’est qu’après le match, on était resté en galère à l’aéroport et qu’on avait dû payer nous-même les billets d’avion. Un cauchemar de bout en bout...

Pourquoi ce petit questionnaire?

Palabrant sur l'identité du buteur du match Angola-Congo de novembre 2009 avec des supporteurs et Lys Mouithys, l'idée est arrivée: donner la parole à d'anciens Diables rouges pour faire revivre le ballon, actuellement paralysé par la pandémie du Covid-19. En voici le premier volet.

Camille Delourme

Légendes et crédits photo : 

Lys Mouithys, retiré des terrains depuis 2017, revient sur quelques faits marquants de sa carrière chez les Diables rouges entre 2006 et 2014 (CD/ADIAC)

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