Gestion des catastrophes : une enquête de terrain pour l’évaluation des dommages

Mercredi 12 Août 2020 - 17:45

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Le ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a échangé le 12 août, par visio-conférence, avec les différents partenaires sur le projet d'évaluation post catastrophe dans les zones affectées par les inondations dans le pays.  

Au total, deux cent mille personnes ont été affectées par des inondations dans les départements de la Likouala, la Cuvette, la Sangha et les Plateaux. Parmi les victimes figurent, plusieurs femmes, enfants et des personnes âgées.

A cet effet, les parties prenantes se sont réunies pour établir avec exactitude l’ampleur des dommages subis par la communauté après ces débordements d’eaux observés afin de mieux cibler les priorités d’appui au relèvement et à la préparation.

La réunion s’inscrit dans le cadre du Plan de travail annuel signé le 3 mars 2020 entre le ministère de tutelle et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) pour servir de support juridique au projet.  

L’échange a permis à l’équipe chargée de l’évaluation et aux différents partenaires de fixer les objectifs de l’évaluation, la méthodologie d’un travail bien élaboré afin de recueillir des éventuelles suggestions d’amendements des termes de références de l’évaluation.

Le chargé de Programme gouvernance et Résilience au bureau du Programme des Nations unies pour le développement, Joseph Ikoubou, a expliqué à cette occasion que la prochaine étape concerne l’exploitation des rapports disponibles, le déploiement d’une enquête de terrain multi-acteurs de préparation ainsi que l’élaboration d’une stratégie.

Le travail de terrain s’effectuera de connivence avec les autorités locales des districts affectés. Ces équipes disposeront des informations croisées qui leur permettront de cerner l’ampleur des dommages et des pertes subies par la population et les besoins de relèvement des communautés.

Il a expliqué la différence entre la riposte dans le moyen et à long terme. Selon lui, la riposte à moyen terme consiste à établir un plan de relèvement afin d’aider les populations de tous les quatre départements affectés à se refaire. Tandis que l’approche à long terme consiste à élaborer une stratégie nationale de préparation du pays à ce type de catastrophe pour prévenir les dommages.

Cette phase de lancement post catastrophe, poursuit-il, a permis au Pnud d’apporter son appui technique et financier. L’appui technique consiste à préparer cette inondation, cerner la méthodologie de l’étude et organiser la coordination de la mission portant sur l’enquête. « L’implication des autres partenaires interviendra à la fin de l’élaboration du plan de relèvement car le but de cette séance a été de sensibiliser les autres acteurs de l’existence d’un plan de relèvement ainsi que d’une stratégie nationale de prévention des risques des catastrophes à financer », a-t-il annoncé.  

La ministre Antoinette Dinga Dzondo a invité les partenaires à s’impliquer dans le processus en vue d’une amélioration fiable car le document a été mis à leur disposition.

Soulignant le besoin en financement pour arriver au bout de l’évaluation, la ministre a indiqué qu’un accent particulier sera mis sur le relèvement et la stratégie dite de prévention dans le domaine de l’éducation, l'assainissement et de l’agriculture. « Nous avons besoin de vous pour commencer le travail pour prendre tous les éléments en compte car les impacts des inondations ont été observés dans les secteurs de l'habitat, la santé, la nutrition, l’alimentation, l'assainissement, l'éducation et bien d’autres », a-t-elle déclaré.   

 

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

les participants du projet d'évaluation des impacts des inondations (Adiac)

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