Gouvernement : Amnesty international opposée à la nomination des personnes soupçonnées d’atteintes aux droits humains

Mardi 14 Mai 2019 - 17:30

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L’organisation plaide également pour que tout complice présumé de tels crimes soit immédiatement soumis à une enquête.

Le prochain gouvernement en gestation ne doit pas être ouvert aux personnes soupçonnées d’atteintes aux droits fondamentaux des citoyens. Tel est le vœu exprimé par Amnesty international, dans une déclaration faite le 14 mai par sa directrice du programme Afrique de l’est, corne de l’Afrique et Grands lacs. La demande est ainsi faite expressément au chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, de ne pas considérer cette catégorie des Congolais dans le casting des prochains membres du gouvernement. En plus des personnes soupçonnées d’atteintes aux droits humains dorénavant exclues de participer à l’exécutif national, les complices présumés de tels crimes n’auront pas également voie au chapitre, parce que soumis à une enquête préalable.  

A en croire Joan Nyanyuki, toute personne pressentie occuper un poste public devra désormais faire l’objet d’investigations, de sorte à vérifier ses antécédents afin de se forger une solide conviction par rapport à son casier judiciaire. Le parlement et les autres institutions pertinentes ont été priés d’y veiller. Une manière d'écarter, en amont, les responsables présumés de crimes relatifs aux droits humains au regard du droit national et international, en attendant l’issue des enquêtes et des procès qui les concernent.

Amnesty international tient, par cette approche, à tenir à l'œil les individus soupçonnés et à annihiler leur tentative d’entraver ou de couvrir les enquêtes sur leur rôle dans ces crimes. « La population congolaise veut que toutes les personnes soupçonnées d’atteintes aux droits humains - y compris les membres de l’ancien gouvernement, les militaires, les policiers et les agents du renseignement - soient amenées à rendre des comptes », a déclaré Joan Nyanyuki.

Il a salué l'environnement démocratique né de l’alternance pacifique au sommet de l'Etat, lequel est caractérisé par l’ouverture de l’espace politique décrété par le nouveau chef de l'Etat, instigateur de changements positifs depuis son arrivée au pouvoir en janvier. De la libération des détenus à la fin de l’interdiction des manifestations et des rassemblements politiques en passant par l’autorisation de retour accordée aux dirigeants de l’opposition en exil, Amnesty international a loué les nets progrès accomplis sur le terrain démocratique par le nouveau pouvoir.

Alain Diasso

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