Infrastructures : 2020, année cruciale pour le pont Brazzaville-Kinshasa

Lundi 30 Décembre 2019 - 10:45

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Les bailleurs de fonds vont être édifiés l’année prochaine sur le financement des travaux du pont route-rail qui va surplomber le fleuve Congo, joignant ainsi les deux capitales les plus rapprochées au monde.    

Cette rencontre prévue en marge de la table ronde sur le corridor 13 qui devra relier le Congo, la République centrafricaine et le Tchad, va constituer une étape cruciale dans l’aboutissement du projet tant rêvé par l’Union africaine.

Les parties au projet sont tenues en 2020 de mettre en place une commission intergouvernementale et d’engager une procédure d’appel d’offres international pour sélectionner le partenaire chargé de l’érection, de l’exploitation et de la maintenance de l’ouvrage.

Les autorités de Brazzaville et Kinshasa sont, de leur côté, appelées à ratifier l’accord bilatéral conclu par les deux pays, en novembre dernier à Johannesburg en Afrique du Sud. « Au moment où nous signons cet accord en plus de la charge à nous déléguée par nos chefs d’Etat, nous portons aussi celle des deux peuples dont les destins se confondent à cause de notre proximité », rappelait le ministre chargé de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, co-signataire du texte avec la vice-Premier ministre chargée du Plan de la République démocratique du Congo, Elysée Munembwe Tamukumwe.

Le coût des travaux du pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa est estimé à 550 milliards de dollars soit environ 330 milliards de francs CFA. La Banque africaine de développement a financé les études de faisabilité du projet. Elle vient d’accorder cinquante-six millions de dollars pour financer la construction des voies d’accès du pont de part et d’autre des deux villes.

Long de 1200km, le corridor 13 va jouer un rôle essentiel dans l’acheminement des marchandises vers le Tchad et la RCA, deux pays ne disposant pas d’un littoral maritime. Il va participer à l’accroissement du niveau des échanges commerciaux intracommunautaires et au développement de l’économie de la région.    

Quant au projet du pont route-rail Brazzaville et Kinshasa, il va sans nul doute accélérer l’intégration régionale dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), considérée jusque-là comme l’un des ensembles régionaux les moins intégrés du continent.

Cet ouvrage fait partie du corridor continental partant de Tripoli en Libye jusqu’à Windhoek en Namibie. Il va promouvoir le trafic sur le fleuve Congo et ses affluents, ainsi que sur les axes routier et ferroviaire entre les deux pays. A cela s’ajoute la mise en valeur des modes de transport multimodaux.

La CEEAC est appelée à rattraper son retard en construisant des infrastructures et en connectant les réseaux routiers et ferroviaires des pays de la région. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle a mis en place un plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale.

Christian Brice Elion

Légendes et crédits photo : 

Une embarcation sur le fleuve Congo entre Brazzaville et Kinshasa/Adiac

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