Insécurité à Beni : Jean-Pierre Lacroix promet une riposte contre les ADF

Jeudi 8 Novembre 2018 - 15:15

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L’action militaire projetée devra s’opérer en synergie et de manière coordonnée, entre les forces de sécurité congolaises et la Monusco, à en croire le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix.

La région de Beni, dans la province Nord-Kivu, déjà confrontée à l’insécurité, fait face à l’épidémie d’Ebola depuis quelques mois. L’insécurité qui plane dans cette partie du pays est de nature à compromettre l’organisation des scrutins en même temps qu’elle ne facilite pas le travail de la riposte contre la maladie à virus Ebola. Tel est le constat fait par le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, en séjour de travail à Beni depuis le 7 novembre.

Accompagné par le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanon Ghebreyesus, Jean-Pierre Lacroix reste convaincu que la dégradation de l’environnement sécuritaire dans ce territoire est l’une des causes de la propagation de la maladie. D’où il faudrait, en premier lieu, s’atteler à neutraliser les groupes armés qui sévissent dans la région afin de créer des conditions propices d’installer une véritable riposte contre l‘épidémie.

A ce sujet, l’officiel onusien a promis une réponse forte et concertée des forces de l’ONU et des Fardc C dans la neutralisation des ADF, un des groupes armés très actifs dans la région. Pour lui, cette action devrait s’opérer en synergie et de manière coordonnée entre les forces de sécurité congolaises et la Monusco, d’autant plus que, comme il l’a fait remarquer, « l’adversaire est un adversaire plus difficile qui connaît le terrain, qui se fond dans la population ». Cette synergie de lutte paraît, à ses yeux, importante au vu des particularités du terrain qui sont susceptibles de rendre les opérations très complexes.

Jean-Pierre Lacroix pense qu’il y a lieu de contenir la maladie à virus Ebola qui sévit à Beni si et seulement si l’activisme des groupes armés est réduit sensiblement. « Le mandat de la Monusco est très clair : neutraliser les groupes armés. C’est aussi un mandat de soutien. Nous devons travailler avec l’armée congolaise. Nous devons faire en sorte que cette collaboration soit totalement fluide. Nous devons évoluer par nos moyens, par notre mode d’action », a t-il indiqué.

Il suggère que les élections de décembre se déroulent même dans des zones affectées par Ebola. Il se dit très conscient, avec tous  les responsables onusiens, de cet impératif. « Nous, nous travaillons pour améliorer l’efficacité de notre réponse, les moyens, l’entraînement, la connaissance des groupes également. Je pense que nous obtiendrons les résultats », a-t-il rassuré. Et d’ajouter que l’action de la Monusco est essentielle pour soutenir la réponse sanitaire apportée par l’OMS et les autorités congolaises. D’où les séances de travail intenses qu’il enchaîne sur place avec toutes les parties impliquées dans le but d’éradiquer la maladie tout en assainissant le milieu au plan sécuritaire.  

Alain Diasso

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