Interview : Cédric Belemene : « Je continue toujours à m’entrainer chez moi »

Mercredi 1 Juillet 2020 - 16:45

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Basketteur international, Cédric Belemene nous livre au cours de cette interview exclusive son parcours ainsi que son quotidien pendant cette période d’arrêt des activités sportives à cause de la pandémie de Covid-19.

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B) : Qui est Cédric Belemene ?

Cédric Belemene (C.B) : Je suis Congolais et j’évolue au club Isover Basketball, une équipe professionnelle de Basketball. J’ai commencé ma formation très jeune au Congo, dans l’équipe de Diables noirs basketball. J’ai ensuite poursuivi ma formation en Espagne dans le Club Marin Peixegalego. Après L’Espagne, je suis allé aux Etats-Unis où j’ai fait mes études, j’ai donc joué et étudié pour les prestigieux Universités de la NCAA, notamment l’Université de Miami et celle de la Tampa. Après mes études universitaires, j’ai aussitôt signé pour le club espagnol, Isover basket (2019-2020).

Parlant de mes trophées, nous étions vice-champion d’Espagne U17 en 2012. J’étais sacré meilleur joueur d’Espagne, MVP U19 (2014), meilleur marqueur du championnat Espagnol U19 (2014) et U17 (2012). J’ai également le trophée All SS conférence 3rd team (2019 des Etats-Unis).

L.D.B : Actuellement vous ne pratiquez presque plus le basketball régulièrement à cause de la Covid-19, comment passez-vous cette période ?

C.B: Comme vous le savez, la crise causée par la pandémie de coronavirus (Covid-19) que nous traversons est mondiale, chacun d’entre nous en est donc victime direct ou indirect. 

En tant que sportif, je suis habitué à me dépenser plusieurs heures par jour donc l’interruption de la ligue et des activités sportives et sociales ont non seulement un impact considérable dans mes revenus financiers aussi que dans ma vie quotidienne. L’arrêt des activités sportives n’est jamais évident pour un sportif professionnel. Je continue toujours à m’entrainer chez moi, mais j’avoue que cette période d’arrêt m’a rendu créatif. Mon niveau à la cuisine s’est considérablement amélioré. 

L.D.B : Parle nous de tes débuts

C.B :Pour un sportif, il n’y a rien de plus beau que de gagner ou d'évoluer. Mais pour y parvenir il faut un rêve, car un sportif sans rêve est comparable à une belle voiture sans carburant. Le sport a une importance capitale dans le développement d’une génération et donc d’une nation. Le sport n’est pas qu’un spectacle ou passe-temps, il éduque et peut être un vecteur important dans le développement ou l'épanouissement d’un individu, d’un arrondissement ou d’une nation. Je n’ai jamais choisi le basketball. Tout s’est passé au hasard. Plus jeune je rêvais d’être pilote, footballeur ou athlète de course de fond. Mais comme par hasard, je vivais à côté d'un terrain de basketball au squares De Gaulle, vers le lycée Savorgnan de Brazza. A l’époque, l'équipe de Diables noirs basketball formait et entrainait les jeunes de toutes catégories. Alors dans le suivisme d’enfance, j’ai donc fini par joindre mes amis dans l’apprentissage du basketball.

J’invite le gouvernement congolais, par le biais du ministère des Sports, à promouvoir le sport en général. La jeunesse congolaise a besoin d’être occupée et éduquée. Diversifier et investir dans les activités sportives, jouera un rôle important dans le changement de mentalité du Congolais.

 

 

Propos recueillis par Rude Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Cédric Belemene/DR

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