Interview. Eddy Fleury Ngombé : « Grand Kalle, c’est le père de la rumba moderne, son histoire est liée aux deux Congo »

Mardi 4 Décembre 2018 - 17:15

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La Fondation Grand-Kalle produit un album de vingt titres afin de rendre hommage à cet illustre musicien. L’orchestre choisi pour rendre cet hommage est Les Bantous de la capitale de la République du Congo. Pour en savoir plus sur cet album qui sera distribué par Amarylis communication et Bassoka production, Les Dépêches de Brazzaville se sont rapprochées du producteur exécutif de ce projet, Eddy Fleury Ngombé.

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.): Pourquoi ce projet et que vise-t-il ?

Eddy Fleury Ngombé (E.F.N.):. Ce projet est une contribution à la culture de deux pays qui partagent la même histoire musicale. C’est un hommage sincère et mérité à Grand Kalle par Les Bantous de la capitale. Bref, cette œuvre participe à un devoir de mémoire.

L.D.B. : Le nom de Grand Kalle est-t-il indissociable de la rumba ?

E.F.N. : Il y a quelques jours, le reggae a été reconnu comme patrimoine immatériel. Légitimement, la rumba congolaise le mérite également. Ceci étant, nous ne pouvons pas parler de notre musique sans parler de Grand Kalle qui est le père de cette rumba, chanteur exceptionnel. De même qu’il est impossible de parler de la rumba sans évoquer Les Bantous de la capitale. L’album qui paraît le 21 décembre célèbre magnifiquement la culture et notre histoire.

L.D.B. : Pourquoi avoir choisi Grand Kalle alors que bien avant lui, il y a eu des artistes talentueux ; et pourquoi Les Bantous de la capitale pour accompagner ce projet ?

E.F.N. : Grand Kalle, c’est le père de la rumba moderne, son histoire est liée au Congo. Grand Kalle, c’est l’amour des deux Congo (Ebale ya Congo); Grand Kalle, c’est l’indépendance de la République démocratique du Congo; Grand Kalle, c’est le mentor, … Il aurait eu 88 ans le 16 décembre 2018. Aussi, cette même année correspond aux 85 ans du patriarche de l’un des fondateurs des Bantous de la capitale, à savoir Edo Ganga qui était proche de Grand Kalle.

Quant au choix du groupe, je pose simplement la question quel est le plus grand et ancien groupe du Congo- Brazzaville ? N’est-ce pas Les Bantous de la capitale ? Il était apparu évident pour la productrice de cet album de donner cette lourde mais aussi exaltante mission aux Bantous de la capitale pour réaliser ce projet et au nom de tous les musiciens, au nom de toute l’équipe, nous lui disons notre gratitude. Occasion aussi pour les mélomanes de redécouvrir les Bantous de la capitale. Nous avons nous-mêmes la chance inouïe de profiter des avis et conseils du patriarche Edo Ganga pour réaliser ce magnifique travail. Quel plaisir !

L.D.B. : Où en êtes-vous avec le projet et à quand la sortie de cet album ?

E.F.N. : L’album comprend vingt titres, il va s’en suivre un deuxième volume dans les prochains mois. Il sortira simultanément dans les deux capitales les plus proches du monde et à Paris.

L.D.B. : Aviez-vous élaboré des stratégies pour sa promotion ?

E.F.N. : Les noms de Grand Kalle et Bantous nous ouvrent naturellement les portes des grands médias internationaux. Je vois simplement que ma modeste expérience dans le domaine culturel et le réseau de notre distributeur aideront à satisfaire les puristes et les curieux. Je conclus en remerciant la promotrice de ce projet. Non seulement qu’elle a eu cette géniale idée mais elle a également mis les musiciens et la production dans les bonnes conditions de travail. C’est notre patrimoine culturel qui se voit ainsi garni.   

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

Photo : Grand Kalle

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