Interview/Benoît Bakary Alangamoye : « Nous sommes conscients des dangers du Covid-19 »

Samedi 21 Mars 2020 - 13:45

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Le conseiller municipal et directeur du cabinet du maire de Ouesso évoque, dans une interview à la presse, l’actualité nationale dominée par la pandémie du Coronavirus, la décentralisation et la récente visite du chef de l’Etat dans la Sangha. Benoît Bakary Alangamoye se fait également le porte-étendard d’une jeunesse émergeant par le travail et l’abnégation, grâce à l’encadrement des anciens.

Les Dépêches de Brazzaville (LDB) : L’actualité est dominée par la pandémie du Covid-19. Comment la population de Ouesso s’organise-t-elle pour éviter le virus ?

Benoît Bakary Alangamoye (B B A) : Ouesso est informée que le coronavirus a atteint le Congo et trois cas sont enregistrés à Brazzaville. Les populations observent les mesures édictées par le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé pour que le virus ne passe pas par Ouesso. Quitte au conseil municipal et aux leaders d’opinion de prendre le relais. La Sangha est frontalière au Cameroun où le virus fait des victimes.  Nous sommes conscients des dangers du Covid-19 et faisons tout pour en être à l’abri.

LDB: La commune de Ouesso s'intéresse-t-elle à la coopération décentralisée ?

B B A.: Oui, bien sûr. Ouesso a signé des accords de coopération décentralisée avec la ville de Yokadouma au Cameroun. Elle a aussi un autre accord de jumelage avec Sangmélima. L’accord de jumelage entre Pokola et la ville de Dammarie-les-Lys, en France, intègre ce registre. Ces initiatives prennent corps.      

L.P : Le Congo expérimente la décentralisation depuis plus d’une décennie. Comment ce processus est-il observé à Ouesso?

B B A: Ouesso est dotée d’un conseil qui décide de son destin. Même chose pour le département. Pokola devient une commune de plein exercice. Les pouvoirs sont bien donnés aux assemblées locales. Le transfert des compétences est clair. Les aspects liés à l’assainissement, à l’économie, à l’éducation et à la formation y font partie. La décentralisation n’a pas atteint le point final, mais elle profite à Ouesso et à la Sangha.

LDB : Le chef de l’Etat vient de séjourner dans le département de la Sangha. Avez-vous tenu votre partition dans le succès de cette visite de travail ?

B B A : Le conseil municipal de Ouesso, le Parti congolais du travail grâce auquel j’ai été élu à l’exécutif local et bien d’autres organisations ont associé force et intelligence à cette fin. (…) C’était extraordinaire au point où les avares d’éloges reconnaissent que les élus et autres cadres du département ont fait un travail de fond et la mobilisation a été à la dimension de la fonction présidentielle et l’estime dont jouit Denis Sassou N’Guesso dans la Sangha et dans tout le pays.

LDB : Que représente le tronçon routier ouvert à la circulation par le président de la République pour Ouesso et la Sangha en général?   

B B A : Les grands politiques et les illustres économistes depuis la nuit des temps enseignent que la route est un facteur de développement et d’intégration. Au-delà de la Sangha qui est frontalière avec le Gabon, le Cameroun et la Centrafrique, la route carrefour Ketta-Djoum-frontière Cameroun renforce et accélère l’intégration des populations de l’ex-Afrique équatoriale française. Le flux économique et migratoire est facilité, les activités agropastorales sont rendues plus rentables. Nous pouvons aller de Ouesso à Sembé en moins de deux heures alors qu’il fallait passer une semaine pour faire le trajet. Donc, la route devient le principal facteur de développement de la Sangha, des départements, districts et pays frontaliers.

LDB : Avez-vous un appel à lancer à l’endroit des jeunes de la Sangha ?

B B A : Un adage dit : la vie est un combat. Le succès est au bout de l’effort. Je suis un témoignage vivant et mes frères le savent que nous nous sommes battus et nous continuons de le faire. Tous les aînés qui ont réussi, les jeunes qui réussissent en savent le prix. La persévérance, l’abnégation, l’engagement et la conviction. Donc, nous ne devons pas désespérer. Toute conjoncture passe. Le cadre est édicté par le chef de l’Etat. Que chacun prenne en main son destin. Chacun doit se battre à apprendre un métier. La Sangha est un département où la terre est fertile. Les grandes puissances économiques se sont développés par le secteur primaire, donc agricole. 

Je demande aux jeunes de se liguer derrière le président de la République et de le soutenir. Les retombées de sa politique sont palpables, malgré la conjoncture. Ouesso a beaucoup changé.  La ville dispose dorénavant des voiries bitumées, un barrage hydroélectrique alimente la ville. Une agence de la BEAC est fonctionnelle. Des agences bancaires multiples. Bref, Ouesso dispose désormais des principaux socles pour son apogée.  

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Le conseiller municipal Benoit Bakary Alangamoye/DR

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