Journée internationale des droits de l’homme: la RPDH ouvre ses portes au public

Lundi 10 Décembre 2018 - 19:04

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Dans le cadre de la célébration du 70e anniversaire des droits de l'homme couplée à la clôture de la troisième édition de la quinzaine de ces  droits lancée le 5 décembre, à Pointe-Noire, par l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Congo, Raul Mateus Paula, la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH) a ouvert ses portes, le 10 décembre, aux Ponténégrins.

La journée porte ouverte a donné lieu à une causerie débat animée par le chargé des programmes de RPDH, Franck Loufoua Bessi, autour des actions de sensibilisation et de défense des droits de l’homme menées par l’association en faveur des citoyens congolais ainsi que des différents services qu’elle propose.

A cet effet, les membres de cette ONG ont échangé avec plusieurs représentants des associations de la société civile qui ont apprécié le travail qu'elle réalise et exprimé le souhait de l'accompagner, notamment dans le suivi des recommandations inscrites dans son dernier rapport sur la gratuité des soins de santé décrétée par le gouvernement en 2007. 

Les membres de RPDH ont également présenté à leur assistance le Centre d’assistance juridique et d’action citoyen (Cajac), un outil de lutte contre la corruption initié par Transparency international et qui bénéficie du financement de l’UE . « Nous avons organisé cette journée porte ouverte  d’abord pour montrer au grand public notre nouveau siège et ensuite, lui présenter les services de la RPDH et profiter de cette occasion pour publier une note sur la corruption en chutant sur le Cajac, qui apporte un changement structurel au niveau de la population dans la connaissance de ses droits et la dénonciation des actes de corruption », a indiqué René Darmel Bemba, chargé des plaidoyers du Cajac.

Selon lui, dix neuf mois après le lancement  de ce mécanisme de lutte contre la corruption au Congo, la population se réserve encore à s'engager vivement à dénoncer les actes de corruption. « Sur cent cas que nous avons enregistrés, il y a eu au moins 70,64% qui ont été résolus contre 59,26 qui sont en cours en attente de résolution et parmi ces chiffres, 22% des femmes. On peut dire que le Cajac est venu apporter la solution pour ceux qui vivaient dans la tyrannie et l’ignorance de leurs droits.  À travers nos actions de sensibilisation et les causeries débats les gens manifestent peu à peu le désire de dénoncer et cette action ne peut pas être efficace si tout le monde ne s’y implique pas », a-t-il poursuivi, avant d’inviter tous les citoyens à les accompagner. 

Intervenant sur la sensibilisation, Jeiss Miyalou, l’assistante du Cajac, a souligné que des campagnes sur les droits de l’homme et la corruption vont se poursuivre dans les écoles et des lieux publics.  « Nous ne nous sommes pas arrêtés, la sensibilisation c’est tous les jours, après les actions menées dans certaines écoles, les marchés, les centres sanitaires et églises de certains départements, nous comptons poursuivre cette campagne au lycée Victor-Augagneur, Trois glorieuses et 30-mars », a-t-elle annoncé, demandant aux citoyens de vaincre la peur . « Nous leur rassurons toutefois de ne pas craindre les représailles car, nous concervons l’anonymat et la confidentialité, nous sommes engagés pour relever ce défi », a-t-il signifié.  

Rappelons que les numéros verts pour joindre les membres du Cajac en cas de besoin d'assistance jurique sont 053583577 ; 055955246.

Charlem Léa Legnoki

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille /Adiac

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