Logements sociaux : une partie de la cité de Mpila envahie par des herbes

Lundi 5 Octobre 2020 - 17:00

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Le côté sud de la cité qui abrite des bâtiments de type R+1, R+2 et R+3 dans la cité moderne de Mpila se trouve à l’abandon. Il est menacé par une érosion alors que sa devanture transformée en dépotoir de détritus. Ces logements sociaux sont inhabités tandis que les travaux de la plupart d’immeubles ont été achevés depuis des années.

La construction de la cité du quartier Mpila, situé entre les arrondissements 5 Ouenzé et 6 Talangaï, à Brazzaville, s’inscrit dans le cadre d’un projet de logements sociaux lancé en 2009 par le gouvernement congolais. Un rapport de la Commission économique, financière et du contrôle de l’exécution du budget, publié le 31 mars 2019, a approuvé le niveau de réalisation à 100% de 264 logements sociaux. Jusqu'à ce jour, cette cité est inhabitée si bien que certains logements se trouvent envahis par des herbes, des murs fissurés. De même, le plafond de quelques logements est déjà en train de s'affaisser. L'insalubrité dans la cité du quartier Mpila  prend une allure de plus en plus iinquiétante.

Cette cité est construite en partie sur le site de l’ex-régiment blindé détruit pendant les explosions des dépôts de munitions le 4 mars 2012. Elle comporte deux blocs : le premier est constitué de 22 bâtiments de 4 étages, chacun, offrant 200 logements de type F4 (trois chambres, salon, salle à manger, cuisine et salle de bain), avec des officines de commerce au rez-de-chaussée, y compris les bâtiments réservés aux activités scolaires et socio-sanitaires, ainsi qu’aux installations techniques, c’est-à-dire électriques et d’adduction d’eau potable.

Le deuxième bloc, quant à lui, est composé de 48 bâtiments, dont 10 de type R+1, 26 bâtiments de type de R+2 et 12 bâtiments de type R+3. Ces logements sont  équipés d’accessoires modernes, notamment une station d’épuration des eaux, les voies et réseaux divers, ainsi que d’autres commodités propices à une vie urbaine décente.

Ces habitations ont coûté plusieurs dizaines de milliards FCFA, grâce à un prêt consenti auprès de la Chine et les travaux de construction ont été réalisés par des sociétés chinoises.

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

La partie de la cité insalubre/Adiac

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