Lutte contre le paludisme : la RDC a finalisé son plan stratégique 2020-2023

Lundi 27 Avril 2020 - 12:30

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Classée dans la liste noire par l’OMS dans son rapport sur la situation du paludisme dans le monde en 2019, la RDC s’engage à changer la tendance pour rendre concret le thème de la journée mondiale de lutte contre le paludisme : « zéro malaria commence avec moi », célébrée chaque 25 avril  de l’année à travers le monde.

 

En dépit de la pandémie du coronavirus à laquelle elle fait face depuis le 10 mars dernier, la RDC n’a pas abandonné la lutte contre le paludisme, qui affecte particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. C’est dans ce cadre que le pays a finalisé  son plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2020-2023.

Ce plan est un document-thermomètre de la mesure des défis que ce fléau impose à la population congolaise. La RDC devra, donc, mettre en place des stratégies innovantes et des moyens de lutte importants alliés à la mobilisation des ressources domestiques ou locales pour éradiquer cette maladie.

 Au-delà d’être un problème de santé  publique, le paludisme pose un problème économique au regard de la cherté des soins. Ainsi, ses derniers ne sont pas toujours à la portée de nombreuses familles congolaises.

La lutte contre le paludisme en RDC passe par l’adoption d’un nouveau  comportement devant se matérialiser à travers la participation des ménages, des familles et des communautés. Les indicateurs des interventions à entreprendre sont entre autres s’assurer que l’environnement domiciliaire et péri-domiciliaire ne serve ni d’abri, ni de gite  de reproduction aux moustiques, dormir et faire dormir tous les membres de familles, pendant toutes les nuits et durant toute l’année, sous la moustiquaire imprégnée d’insecticide.

Il est aussi indiqué de bien connaitre les symptômes de la malaria et de se présenter au centre de santé ou au site de soins le plus proche pour recevoir un traitement approprié et enfin le recours pour les femmes enceintes aux services  de consultation prénatale. Elles doivent rechercher ces centres de santé dès les premiers signes de grossesse et surtout dès les premiers mouvements de l’enfant dans le ventre, pour y recevoir les premiers conseils et les médicaments contre le paludisme en vue de se protéger et de protéger l’enfant qu’elles portent.

Des statistiques inquiétantes

Le rapport du Programme national de lutte contre le paludisme de 2019 fait état de plus de vingt-un millions cas de paludisme dont dix-neuf millions cas de paludisme simple et deux millions cas de paludisme grave ainsi que treize mille soixante-douze décès liés au paludisme, dont neuf mille huit cent cinquante-cinq enfants âgés de moins de cinq ans soit 75%.

Cette situation inquiétante en appelle à une réévaluation des stratégies de lutte qui passent d’abord par l’appropriation de la lutte par tout le monde, en commençant par les autorités politico-administratives de l’administration du sommet à la base. Ce ‘est que de cette façon que la RDC pourra mériter, un jour, un certificat d’élimination du paludisme, à l’instar d’autres nations du monde.

Blandine Lusimana

Légendes et crédits photo : 

La moustiquaire imprégnée d'insecticide, stratégie efficace pour prévenir la malaria

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