Lutte contre les déficits de financement liés à la Covid-19 : la BAD et l’OMC décident d’aider les pays pauvres

Mardi 7 Juillet 2020 - 18:42

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Pour soutenir les importations de produits de première nécessité et l’exportation de produits clés, la Banque africaine de développement (BAD), l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et d’autres banques multilatérales ont résolu, le 1er juillet,  d’apporter leur aide aux régions du monde où cela est le plus nécessaire, notamment dans les pays les plus pauvres.

Selon le communiqué conjoint, cette stratégie permettra de réduire les déficits de financement du commerce entraînés par la pandémie de Covid-19. Et, c’est dans cette optique que depuis le début de la pandémie, les banques multilatérales de développement ont intensifié leurs programmes de financement du commerce pour soutenir les importations de produits de première nécessité et l’exportation de produits clés. Car les correspondants bancaires internationaux ont réduit leurs prêts dans de nombreux pays. Outre la situation actuelle qui affecte l’offre et la demande, les échanges commerciaux internationaux ont été touchés par une réduction de l’offre en matière de financement. La perception des risques liés au non-paiement dans ce secteur est à son plus haut niveau depuis une décennie, et les banques sont de plus en plus réticentes à assumer ces risques dans de nombreux pays, où les conditions économiques se détériorent.
« La facilitation des échanges de fournitures médicales constitue une part importante des programmes d’aide mis en place par les institutions bancaires multilatérales, dont la Banque africaine de développement. Avec la mise en place, en avril dernier, de la Facilité de réponse rapide contre la Covid-19 (CRF) dotée de dix milliards de dollars. La banque consacre jusqu’à un milliard de dollars de liquidités au financement du commerce et apporte une aide aux banques locales pour atténuer les risques dans ses cinquante-quatre pays africains, membres éligibles », souligne le communiqué en signifiant que dans les prochaines semaines une aide plus importante sera certainement nécessaire. Le fort ralentissement de l’économie réelle commence à avoir un impact sur le système financier en raison de défauts de paiement et de faillites d’entreprises.  De nombreux pays en développement, qui connaissaient déjà d’importants déficits de financement du commerce avant l’apparition de la crise du Covid-19, sont de plus en plus confrontés à une restriction de l’accès au crédit commercial.

Tirant l’attention des Etats, le communiqué indique en outre qu’à court terme un nouveau recul de l’offre de financement du commerce rendrait plus difficiles les importations de produits alimentaires et médicaux dans des économies où les besoins sont les plus urgents. Et, à moyen terme, cette situation restreindrait la capacité des échanges commerciaux à contribuer à la reprise économique. « Un financement insuffisant du commerce menace de compromettre des transactions commerciales en affectant de manière disproportionnée les micro-entrepreneurs et les PME, qui représentent l’essentiel de l’emploi en Afrique. Nous partageons les préoccupations exprimées sur les marchés, et nous œuvrerons dans le cadre de nos attributions respectives pour rendre disponible le financement du commerce pendant cette période difficile, tout comme nous l’avons fait pendant la crise financière mondiale de 2008-2010 », conclu le communiqué.

 

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Rock Ngassakys

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