Lutte contre les maladies d’origine alimentaire : les experts échangent sur la question

Mercredi 11 Décembre 2019 - 13:15

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La ville d’Abu Dhabi, la capitale des Emirats arabes unis, abrite depuis le 9 décembre la deuxième réunion mondiale du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (Infosan).

Cette réunion qui prendra fin ce 11 décembre connaît la participation active des représentants d’environ cent trente-cinq pays. Elle est destinée à examiner les progrès accomplis ainsi que les difficultés que rencontrent les experts sanitaires pour protéger la population exposée aux problèmes de maladies d’origine alimentaire et d’alléger la charge mondiale en ce qui concerne la recrudescence de ces maladies. Ceci, à travers la mise sur pied des technologies nouvelles et plus transparentes, capables de faire face à la complexité et la flambée des maladies issues des aliments.

En effet, évoquant le bien-fondé et la quintessence de cette réunion, le responsable de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a précisé que selon les statistiques, chaque année une personne sur dix dans le monde, soit six cents millions de personnes tombent malade et quatre cent vingt mille d'entre elles meurent après avoir consommé de la nourriture contaminée par des bactéries, des virus, des parasites ou encore des substances chimiques. Mais, outre ce tableau alarmant, les aliments dangereux ont également pour effet de freiner le développement dans de nombreux pays, notamment ceux qui ont des économies à faible et à moyen revenu. Car ces pays perdent environ quatre-vingt-quinze milliards de dollars en productivité. C’est ainsi que cette rencontre est une occasion propice pour les participants d’appeler les Etats et les gouvernements à mener des actions plus fortes pour protéger la santé de la population.

« Les aliments impropres à la consommation contenant des bactéries, des virus, des substances chimiques ou des parasites nocifs causent plus de maladies, ce qui cause les décès. Surtout aux enfants âgés de moins de 5 ans », précisent les organisateurs, en insistant sur le fait que les pays doivent investir dans des technologies de suivi des urgences de sécurité sanitaire des aliments afin d’éviter leur propagation et prévenir le risque qu’elles représentent pour la santé des peuples. D’autant plus que plusieurs incidents majeurs qui se sont produits récemment montrent les répercussions mondiales de ces menaces. Par exemple, la plus grande flambée de listériose jamais enregistrée dans le pays a frappé l’Espagne en 2019. Car deux cents personnes sont tombées malades, l’Afrique du Sud a connu en 2017-2018 le même fléau avec plus de mille personnes touchées par une toxi-infection alimentaire occasionnant deux cent décès.

Il faut une politique efficace pour contrer le fléau

Selon l’OMS et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il y a plusieurs facteurs qui amplifient la recrudescence des maladies issues des aliments. Parmi eux, la fraude alimentaire, la production et la vente de denrées dont l’étiquetage est faux ou frauduleux, y compris la liste des ingrédients ; le commerce électronique des aliments; l’essor des nouvelles plates-formes d’achat et de livraison de nourriture ; les chaînes de distribution en grande partie non réglementées compliquant la traçabilité.

Notons que cette réunion de haut niveau est organisée par l’OMS et la FAO. Par ailleurs, l’Infosan est un réseau mondial regroupant cent quatre-vingt-dix autorités nationales de sécurité sanitaire des aliments. Elle est gérée conjointement par l’OMS et la FAO et apporte son soutien aux gouvernements, notamment dans le cadre de la gestion des risques liés à la sécurité sanitaire des aliments.     

Rock Ngassakys

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