Médias : FFJ réitère sa lutte pour une presse libre en République démocratique du Congo

Vendredi 1 Mai 2020 - 17:30

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Cette ONG appelle les autorités à tout en mettre en œuvre pour une presse qui s’exerce sans crainte d’un quelconque bâillon de la puissance publique.

A l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse qui sera célébrée le 3 mai, l’organisation indépendante de promotion et de défense de la liberté de la presse et du droit à l’information, Freedom for journalist (FFJ), a réitéré sa lutte pour une presse libre en République démocratique du Congo (RDC).

Cette ONG appelle, dans un communiqué publié le 1er mai, les autorités à tout en mettre en œuvre pour une presse qui s’exerce sans crainte "d’un quelconque bâillon" de la puissance publique. « L’information devrait constituer une priorité pour les gouvernants de la même manière que le journaliste devrait bénéficier de la sécurité des pouvoirs publics pour faire son travail sans crainte ni complaisance », a déclaré le directeur adjoint et chargé d’aide légale de FFJ, Mè Gérard Nkashama.

Célébrée sous le thème : « Le journalisme sans crainte ni complaisance », FFJ pense que cette journée devrait donner lieu à une profonde réflexion sur la place que les gouvernants accordent aux médias et aux journalistes dans un monde devenu un village planétaire. L’ONG dit, par ailleurs, penser à l’occasion de cette journée, "aux journalistes décédés pour leur travail, aux médias incendiés et réduits au silence et aux diverses pressions politiques, judiciaires et administratives dont ils sont quotidiennement l’objet".

Aussi FFJ invite-t-il les journalistes congolais à rester dans le cadre strict de leur travail pour ne pas donner prétexte aux "prédateurs de la liberté de la presse" qui se servent des moyens d’Etat pour les brimer.

Rappelons que cette organisation, parmi les plus actives dans le secteur de la défense de la liberté de la presse, mène depuis plusieurs années un plaidoyer pour la dépénalisation des délits de presse en RDC. FFJ regrette qu’avec la loi qui régit le secteur des médias dans le pays qu’il qualifie de "liberticide", un journaliste soit mis en prison pour avoir dit ou écrit quelque chose, même si cela est la vérité.

L’ONG conseille depuis aux gouvernants de doter le pays d’un arsenal juridique régissant le secteur des médias qui ferait qu’un professionnel des médias fautif soit déféré devant le tribunal des pairs qui est organisé et fonctionnel au sein de la corporation.

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Photo: des professionnels des médias congolais/DR

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