Mondial 2018 : l'Angleterre aux tirs au but, la Suède sans étincelles

Mercredi 4 Juillet 2018 - 0:45

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Cela faisait douze ans qu'elle attendait ça: l'Angleterre, au bout d'une séance de tirs au but éprouvante contre la Colombie, s'est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde, où l'attend la Suède, victorieuse, au terme d'un match décevant, de la Suisse (1-0).

C'est la première fois dans l'histoire que l'Angleterre réussit sa séance de tirs au but (4 t.a.b à 3; 1-1 a.p) en Coupe du monde après trois échecs (1990, 1998 et 2006). "Il s'agissait d'être là, de faire l'arrêt et j'y étais. Je savais que si nous allions aux tirs au but, nous serions capables de gagner", a commenté le gardien anglais, Jordan Pickford, auteur d'une parade lors des tirs au but après avoir été sauvé par sa transversale.

Eric Dier a lui inscrit le tir au but victorieux au terme d'un match étouffant, où les Colombiens, privés de James Rodriguez, pas remis de sa blessure, ont d'abord refusé de jouer pour faire pleuvoir les coups (six cartons jaunes pour les Cafeteros !).

L’arbitre du match a sanctionné d’un penalty un duel rugueux entre Sanchez et Kane. Le capitaine des "Trois Lions" ne s'est pas fait prier pour convertir le penalty et conforter sa place de meilleur buteur du tournoi russe (six réalisations). 

Ce Mondial-2018 est à oublier pour Carlos Sanchez, qui fut le premier joueur à écoper d'un carton rouge face au Japon, le 19 juin, pour une main. A ce moment-là, juste avant l'heure de jeu, l'équipe de Gareth Southgate croyait avoir fait le plus dur. 

Mais Yerry Mina, du haut de son 1,94 m, a égalisé de la tête à la 90e+3. Mais les hommes de "captain" Kane ont alors fait preuve de cran.

Place à la Suède. Vladimir Petkovic, coach de la Suisse éliminée par les Scandinaves (1-0), a prévenu: "Les Suédois trouvent des moyens de gagner. Tout le monde doute d'eux, pense qu'ils sont médiocres. Ils sont puissants, homogènes". 

Pour les Suédois, c'est une belle histoire qui continue. Pour arriver en Russie, ils ont franchi des obstacles de taille. Ils ont d'abord éliminé l'Italie de Gianluigi Buffon en barrages. Puis ils ont terminé premiers d'une poule fatale à l'Allemagne, championne en titre. 

Et tout cela sans l'emblématique et encombrant Zlatan Ibrahimovic, qui s'est retiré de la sélection après l'Euro-2016.  Et ça marche mieux, comme l'avait perfidement glissé Andreas Granqvist, la veille du match contre les Suisses: "Au cours des deux dernières années, tout au long des qualifications, nous nous sommes battus les uns pour les autres, nous l'avons montré très clairement". Ce qui veut dire en clair, fini les ego, fini les clans. 

Mikael Lustig, défenseur de la Suède, veut y croire: "Vous voyez des nations plus petites battre des nations plus grandes et j'espère que cela va continuer".

Mais on ne peut pas dire que la Suède ait séduit contre la Suisse, dans un match très pauvre en occasion. En dehors du but d'Emil Forsberg (66mn), il a fallu attendre les dernières secondes de cette rencontre - qui n'avait pas fait le plein de public à Saint-Pétersbourg - pour voir un peu d'animation. 

Car l'arbitre a accordé un penalty aux Suédois dans les arrêts de jeu, avant de l'annuler pour le transformer en coup franc (raté) après visionnage des images via l'assistance vidéo (VAR). 

C'est un échec terrible pour la Suisse qui n'a jamais remporté un match à élimination directe en Coupe du monde. Elle avait pourtant du répondant dans son effectif avec notamment Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri.

Camille Delourme avec AFP

Légendes et crédits photo : 

La joie des Anglais (Franck Fife / AFP) et des Suédois (Olga Maltseva / AFP) après leur qualification contre la Colombie et la Suisse

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