Municipales en France : Brian Pandzou : « Être utile à la fois là où l’on vit et d’où l'on vient »

Jeudi 9 Juillet 2020 - 13:00

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Ici et là-bas : une double appartenance chevillée au corps pour le nouvel élu à la mairie de Montlhéry, une des communes du département de l’Essonne, en France.

Brian PandzouArrivé en France en 2002 pour poursuivre ses études universitaires, Brian Pandzou, Franco-congolais âgé de 37 ans, était loin de penser à une entrée en politique qui le propulserait au rang de directeur de campagne lors des élections législatives de juin 2017, de la candidate "En Marche ", Marie Pierre Rixain, élue députée de la 4e circonscription de l’Essonne, et par la suite, lui-même, trois ans après, de conseiller municipal délégué au développement durable et aux transports.

Expert Bilan Carbone et diplômé en master management Qualité sécurité environnement (QSE), Brian Pandzou s’est engagé depuis plus d’une quinzaine d’années dans la vie associative et entrepreneuriale pour accompagner les projets de bien-être social et de transition écologique et solidaire au Congo et en France.

A Montlhéry, sa ville de résidence, il vient d’être élu à l’issue du scrutin du 28 juin dernier sur la liste conduite par Claude Pons, maire, conseiller départemental de l'Essonne. Le Franco-congolais souhaite faire de sa commune une « ville durable », avec un programme ambitieux sur la mobilité et les énergies renouvelables pour répondre à l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050, c’est-à-dire pouvoir vivre sur une planète qui n’émet pas plus de carbone qu’elle ne peut en absorber.

Il appartient à cette diaspora-responsable tant souhaitée par le Chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, qui regorge d’un véritable vivier de talents, de compétences et d’expériences au service du pays d’accueil mais aussi du pays de leurs racines. Cela semble évident pour Brian Pandzou, convaincu d’être utile à la fois là où il vit et d’où il vient.

Dans son domaine de compétences, il constate que lorsque l’on pollue à Paris, à Kinshasa ou à Brazzaville, on charge notre belle et unique planète des gaz nocifs qui dérèglent le mécanisme de l’effet de serre dont les conséquences sont visibles dans nos vies avec l’épuisement des ressources en eau, tel que cela se produit pour le Lac Tchad. A ce titre, il pense que l’humanité doit défendre cette grande cause commune, celle de la préservation de ressources naturelles et de la biodiversité en général et, plus particulièrement, celle du bassin du Congo dont il est originaire.

A propos de la sous-région de l’Afrique centrale, le Franco-congolais garde un regard sur l’évolution des avancées du projet de traitement de la tourbière et du Fonds Bleu pour le bassin du Congo.

Dans le cadre de la société civile, il exerce la présidence de l’association EnR Congo. De ce fait, durant deux ans, il a été co-organisateur du Forum international green busines, initié par la chambre de commerce, d’industrie, d’artisanat et de métiers de Pointe-Noire.

« Être de la diaspora est une richesse pour le pays de nos ancêtres. En France, par exemple, les Congolais peuvent apprendre sur les nouvelles technologies, les sciences politiques, la technique, l’art, …puis expérimenter ce qu’ils ont appris en Afrique. C’est une forme d’engagement face aux enjeux de développement de notre continent », confie-t-il.

À cet égard, il exhorte ses compatriotes de l’étranger à travailler d’arrache-pied pour porter plus haut les projets de transformation de nos sociétés et de développement économique de nos Etats.

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Photo : Brian Pandzou

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