Musique urbaine : le public brazzavillois émerveillé par des spectacles magnifiques

Lundi 30 Septembre 2019 - 19:30

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Plus d’une dizaine d’artistes des deux Congo ainsi que les gagnants du concours des scènes tremplin de différentes catégories ont livré des spectacles époustouflants, le 28 septembre, au parvis de l’Institut français du Congo (IFC), dans le cadre de la troisième édition du festival Mboté hip-hop.

 Le public venu nombreux à l’IFC a passé un moment agréable avec des artistes qui lui ont donné du plaisir. Le concert a été présenté par KMF, Maxi Tenace, journaliste à DRTV et par Juliette Fievet, animatrice de l’émission « Légendes urbaines » à Radio France internationale.

La scène Mboté hip-hop a été ouverte par les gagnants des tremplins cultures urbaines dans les catégories slam, rap, danse. Chacun d’eux a joué trois à quatre chansons.  Le slameur John Brown a présenté ses chants parmi lesquels "La sape" et "Belinda", tandis que le rappeur Paterne Maestro a fait danser le public par les chansons "Nabomi moto", "Papa et maman mosala na sali ya pounda. Encouragé par ses fans, il a démontré sa créativité.  Les dix gagnants dudit concours ont aussi monté sur scène présentant au public leur travail, la chanson conçue lors de leur formation offerte par le programme Vivendi Create Joy, Universal music group, en partenariat avec Canal +,  faisant valoir leurs différents talents.

Ainsi, des artistes et groupes, Young Ace, Sosey, Biz Ice, A6, I Dance, Key Kolos mfumu mavoula, Makhalba Malecheck nzambé na ba ngo ont fait enflammer le public qui a repris souvent des refrains de chansons.

L’entrée sur scène d’Innoss’B, artiste de la République démocratique du Congo (RDC) a été beaucoup attendue. Ses chansons telles "Dernière chance" et "Ozo beta mabe », la plus célèbre de son répertoire, ont été fredonnées avec envie par le public qui, d’ailleurs, a voulu coûte que coûte faire des selfies avec lui.

Alesh, venu également de la RDC, a clôturé la soirée.  Ses tubes "O ’a motema mabe", "Biloko ya boye", "Voler n’est pas bon", "You you you" ont été repris en chœur. Dans ses chansons, l'artiste raconte le quotidien des Congolais et épingle les travers des politiciens.

« Nous avions aimé le spectacle, les artistes ont bougé le public.  Innoss ‘B et Makhalba Malechek m’ont vraiment marqué. J’encourage les organisateurs de cet événement qui nous ont permis de découvrir ces talentueux artistes », a indiqué l’un des spectateurs, Julfred Ngaloupé, souhaitant que cela s’organise encore l’année prochaine.  

Juliette Fievet, journaliste animatrice sur Radio France internationale, satisfaite de ce spectacle, n’a pas caché sa joie. « J’ai un coup de cœur depuis le début pour Biz Ice. Il a créé un style qui est copié en Occident sans que les gens sachent que c’est lui le créateur. C’est un rappeur qui a un niveau international. Mon deuxième coup de cœur, c’est Makhalba Malechek, quel talent, quel mélange de cultures !. Il danse incroyablement bien et a créé un concept, "le rumbolo", qui est un mélange de ndombolo et du rap.  Makhalba Malechek est la fierté du continent, il a un talent incroyable », a-t-elle fait savoir.

Pour sa part, la directrice déléguée de l’IFC, Marie Audigier, a indiqué: « C’est magnifique, Mboté hip-hop monte en puissance chaque année. C’est la rencontre des artistes du Congo Brazzaville et du Congo Kinshasa. Le but c’est de mettre en avant la culture congolaise en musique urbaine qui est aujourd’hui la musique mondiale. Cette édition est tellement réussie, ça me met la pression pour l’année prochaine. Comment allons-nous faire pour qu'elle soit meilleure, c’est ça la question qu’on se pose ».

 

Rosalie Bindika

Légendes et crédits photo : 

1- Innoss’ B en plein spectacle 2- L'artiste Makhalba Malecheck sur scène 3- Les gagnants des scènes tremplin 4- Une vue du public enthousiasmé

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