Navigation aérienne : vers un ciel unique en Afrique

Samedi 8 Août 2020 - 15:00

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Le directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), Mohamed Moussa, a annoncé le 7 août à Brazzaville la fin des études relatives à l’instauration d’un ciel unique panafricain.

« Les Etats m’ont donné le feu vert pour conduire ce processus à son terme. J’ai l'honneur d’annoncer pour la première fois au Congo que les études sont terminées. Le premier signal du système Sbas qui favorisera le ciel unique sera lancé le 10 août 2020 », a-t-il déclaré à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat congolais.

Selon lui, c’est auprès de l’Union africaine que l’ASECNA a obtenu l’autorisation de réaliser le projet de ciel unique africain.  « J’ai lancé le projet ciel unique pour l’Afrique depuis trois ans. Il est maintenant structuré au plan politique parce que c’est plus difficile d’amener tous les Etats du continent à accepter l’idée d’un ciel unique », a expliqué Mohamed Moussa.

Concernant les capacités de l’Afrique de parvenir à unifier son ciel, il a précisé que « nous avons déjà unifié 50% du continent africain. Il n’y a pas de frontières dans les espaces aériens gérés par l’ASECNA. Cette expérience de 60 ans, il faut que nous la mettions au service de notre continent ».

Composée de 18 Etats membres dont 17 africains et la France, l’ASECNA couvre un espace géographique de 16.000.000km2. Pour Mohamed Moussa, les pays membres de l’agence représentent d’ores et déjà un mini ciel unique. « Il faut que nous nous dotions de la capacité de gérer les 15.000.000km2 qui restent de la même manière que nous gérons les 16.000.000km2 », a-t-il souhaité.

Le directeur général de l’ASECNA est arrivé au terme de son mandat à la tête de l’institution continentale. Profitant de son séjour brazzavillois, il a présenté son dossier de candidature pour un autre mandat au président Denis Sassou N’Guesso.

Elu en 2016 à la tête de l’agence, Mohamed Moussa se réjouit de son bilan. L’ASECNA a réussi en deux ans à faire le guidage radar sur toutes les capitales africaines, a-t-il relevé, ajoutant qu’elle dispose à ce jour de la capacité de surveiller tout le trafic aérien sur son espace.

Le directeur général de l’ASECNA a, par ailleurs, déploré la pandémie du coronavirus qui selon lui influe négativement sur le trafic aérien, les compagnies aériennes, les services aéroportuaires et les agences nationales de l’aviation civile.    

La Rédaction

Légendes et crédits photo : 

La délégation de l'ASECNA lors de l'audience avec le chef de l'Etat congolais

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