Noël K. Tshiani : « en Afrique la LegalTech va aider les entreprises et les start-up à être plus actives »

Jeudi 21 Février 2019 - 19:46

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Originaire de la République démocratique du Congo, Noël K. Tshiani vit aux États-Unis depuis 1996. Détenteur d’une licence en finance, en marketing et en sciences politiques, il a suivi une formation des cadres sur les marchés financiers et la gestion efficace des entreprises à la Wharton school of business en Philadelphie, et une autre en entrepreneuriat à la Kauffman Foundation à New York. Président actuel de Agere Global, une société de conseil en investissement et de stratégie commerciale basée à New York, il est également fondateur de Congo business network, un réseau international des professionnels et des entrepreneurs congolais. La mission est de connecter la diaspora au monde des affaires en Afrique par le biais de la Legaltech, notion qu’il explique dans cette interview.  

Les Dépêches du Bassin du Congo (L.D.C.B.): Quelle est l’importance de la LegalTech en Afrique ?

Noël K. Tshiani (N.K.T.) : C’est de rendre l’accès aux services juridiques plus facile et moins coûteux en Afrique, ce qui incitera davantage de personnes à créer une entreprise et à opérer dans le secteur formel. De cette manière, cette tendance conduira à des économies plus robustes et prospères à long terme dans des pays comme les deux Congo, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Algérie et ailleurs.

L.D.B.C. : Vous avez récemment présidé un événement sur ce concept en ligne sur le réseau LinkedIn. Avez-vous le sentiment que le message est bien passé ?

N.K.T. : Aux États-Unis d’Amérique, il y a LegalZoom, Rocket Lawyer et Nolo, trois entreprises qui fournissent des solutions juridiques personnalisées en ligne et des documents juridiques aux start-up. En faisant cela, ces compagnies offrent un moyen efficace et rentable d’avoir accès à des services juridiques qui, autrement, coûteraient beaucoup d’argent, en faisant appel à un avocat pour prendre les mesures de base dont un entrepreneur a besoin pour créer, enregistrer ou opérer une entreprise.

Et c’est important que le secteur public et les start-up en Afrique soient informés concernant des technologies disponibles, de la manière dont les entrepreneurs peuvent y accéder pour être efficaces dans leurs activités. C’est l’objectif principal que cette conférence cherchait à atteindre.

L.D.B.C. : Et vous avez fait appel à d’autres intervenants pour réussir à inspirer le public, la diaspora notamment autour de la notion…

N.K.T.: Pour la réussite de cet événement, nous avons eu des intervenants qui ont parlé de la Legaltech avec beaucoup de crédibilité fondée sur l’expérience locale dans un pays spécifique. Certains intervenants ont parlé de ce qu’ils savent en se fondant sur leur expérience dans la diaspora en Europe ou aux États-Unis. Selon le programme, Stéphane Engueleguele, directeur associé chez Dike Avocats, basé à Paris ; Junior Luyindula, PDG de Avocats.cd, basé à Kinshasa ; Ghislain Kuitchoua, directeur général chez Tribune Justice, basé à Douala ; Youssouf Ballo, PDG de Legafrik, basé à Abidjan ; Walid Ghanemi, PDG de Legal Doctrine, basé à Alger ; et Ruddy Mukwamu, PDG de Pluritone, basé à Johannesburg ont parlé successivement sur les sujets liés à la legaltech et les technologies que l’on peut utiliser actuellement dans ce secteur pour réussir dans le business en Afrique.

L.D.B.C.: Combien de personnes ont participé en ligne à ce rendez-vous ?

N.K.T: Vous devrez d’abord savoir que Congo business network, Legal Tech Africa et Tribune Justice ont co-organisé l’événement du samedi 16 février avec LinkedIn Events, où nous avons  reçu plus de cinq cent quatre-vingt-dix participants pour parler des technologies émergentes dans le secteur des services juridiques. Nos intervenants étaient des entrepreneurs reconnus dans leurs pays respectifs dans les domaines de la technologie juridique. Ils ont parlé de la manière dont les investisseurs, les multinationales, le secteur public et les start-up peuvent utiliser efficacement les services juridiques afin d’être plus efficaces dans le business en Afrique.

L.D.B.C. : Un mot de fin

N.K. T.: Je vous remercie pour le temps et les efforts énormes que vous avez consacrés à la conduite de cette interview. Je conclurai en disant que j’encourage les professionnels et les entrepreneurs qui ont participé à cet événement. La légal tech est un sujet très important pour tous les participants à cette conférence internationale, de nombreuses personnes ont développé des relations avec d’autres professionnels et entrepreneurs à travers le monde. Ce sont les relations et la connaissance dont ils avaient besoin pour réussir dans le business dans la diaspora et en Afrique dans tous les secteurs d’activité économique.

 

Propos recueillies par Restra Poaty

Légendes et crédits photo : 

Noël K. Tshiani

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