Nutrition : des femmes et enfants de Djoumouna au cœur d’un programme alimentaire

Samedi 8 Août 2020 - 13:30

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Un programme d’aide alimentaire émanant de la coopération multipartite entre le Congo, la Chine et le système des Nations unies a été lancé le 7 août à Djoumouna dans le district de Goma Tsé-Tsé, département du Pool.

 

La crise sanitaire consécutive à la pandémie à coronavirus entraine des difficultés socioéconomiques. L’un des premiers effets de cette pandémie est la crise alimentaire. A cet effet, le premier vaccin contre la Covid-19 reste sans nul doute la bonne nutrition. Ce programme qui s’exécute grâce aux dons alimentaires de la Chine est mis en œuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM) en partenariat avec la République du Congo. Il consiste à assister sur le plan nutritionnel les femmes et enfants vulnérables, atteints ou menacés de malnutrition.

Dans le strict respect des mesures barrières contre le coronavirus, les cinq cents bénéficiaires de ce projet à Djoumouna reçoivent régulièrement la bouillie (CSB+, CSB++) et autres aliments thérapeutiques prêt à l’emploi, au centre de santé intégré de cette localité.

A en croire une récente étude réalisée par le PAM et le ministère des Affaires sociales, 52% des enfants ne mangent pas à leur faim à Brazzaville. D’où la nécessité de ce genre de programme de près de trois millions de dollars US (1,7 milliard FCFA) qui cible les populations congolaises vulnérables du Pool, de la Likouala et des Plateaux soit onze mille bénéficiaires.

« Dans le contexte actuel de la pandémie à coronavirus Covid-19, une alimentation saine et équilibrée est devenue une nécessité. Une personne qui s’alimente convenablement est une femme en bonne santé ; c’est un enfant en excellente santé, créant une famille en bonne santé et à terme une nation prospère », a déclaré la ministre en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo.

Au terme de la cérémonie, le représentant du PAM au Congo, Jean-Martin Bauer et le premier secrétaire de l’ambassade de Chine au Congo, Yu Xiong fei ont réaffirmé la disponibilité de leur institution respective à travailler avec le Congo dans le cadre des projets communautaires.

Les principaux bénéficiaires de ce programme, à savoir les femmes et enfants de Djoumouna, ont apprécié l’initiative et souhaité qu’elle se perpétue. « Maintenant, je constate qu’il y a une évolution dans la vie de mon enfant et sur ma santé. J’ai beaucoup souffert puisque nous ne mangeons presque pas à cause des difficultés financières ainsi que des mauvaises conditions qu’offre notre village. Avant mon enfant ne pesait même pas 2 kg ; mais actuellement, le sourire a remplacé les pleurs. Que cette initiative continue jusqu’à atteindre ses objectifs et qu’elle soit élargie dans d’autres localités du pays.  Surtout, il faut choisir de bons gestionnaires qui se soucient des personnes vulnérables », a signalé une habitante de Djoumouna inscrite à ce programme.

Notons que la malnutrition est un état physiopathologique résultant de l'influence combinée de la sur ou sous nutrition et d'autres facteurs. Elle se caractérise par un manque de nutriments dans le corps. Les causes possibles sont un régime déséquilibré, des troubles de la digestion ou une maladie. Ses symptômes sont la fatigue, des étourdissements et une perte de poids. Une malnutrition non traitée peut également entraîner une incapacité physique ou mentale. Le traitement doit viser les maladies sous-jacentes et apporter les nutriments manquants.

 

 

Rude Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Les autorités assitent à la préparation de la bouillie nutritive/Adiac

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