Ouesso : les pêcheurs trouvent gain de cause sur le fleuve Sangha

Mardi 29 Septembre 2020 - 17:15

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Sur le quai du débarcadère de Ouesso au bord de la Sangha, l'un des affluents du fleuve Congo, le poisson est la denrée alimentaire la plus vendue, en ces temps de crise, au détriment d’autres aliments qui s'écoulent lentement.

« Ici, le poisson d’eau douce ne chôme pas. C’est peut-être le prix qui peut varier », explique Jean Jadore Assamboué, pêcheur. Les récipients de 10 litres sont vendus à 50.000FCFA, ceux 15 litres à 70.000FCFA l’unité et 25 litres à 120.000FCFA. « En ce moment, les eaux montent et nous aurons plus de poissons et les prix vont baisser », indique le pêcheur. 

Les acheteurs constituent, quant à eux, tout un réseau. En dehors des tenanciers des restaurants, hôtels ou revendeurs dans les marchés domaniaux de Ouesso, les pêcheurs ont des clients dans d’autres localités notamment Brazzaville.  Ils appellent d’avance pour passer les commandes.

La réalité n’est pas la même pour le poisson et d’autres denrées alimentaires. Certains produits venant de Pokola et d’autres contrées comme Ngombé, Kabo peuvent passer quelque temps sans être totalement écoulés. Les approvisionnements en provenance du Cameroun voisin font que l’offre soit supérieure à la demande.

Tracasseries

Le marché qui était érigé sur le quai du fleuve Sangha a été déplacé à quelques centaines de mètres. Les étalages pouvaient s’étendre jusqu’aux abords de la chaussée et occasionner des accidents. La sauvegarde de la vie des citoyens a été privilégiée au bénéfice commercial. Les vendeurs, déplacés, souhaitent qu’une partie du fleuve qui débouche sur le nouveau marché puisse être aménagée pour faciliter la livraison. Aussi, il arrive que les frais de douanes et de police connaissent subjectivement des fluctuations par rapport à la quantité des marchandises.

Du gravier

A côté des pêcheurs, il y a des jeunes qui exploitent le gravier. Dans leurs pirogues, sans sauvetages, certains plongent avec des sceaux pour ramener du gravier à la surface tandis que d’autres prennent le relais en remplissant les pirogues. La pratique était trop développée au moment de l’exécution de plusieurs chantiers de construction notamment des travaux publics dans la localité.

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

Pêcheurs et clients sur le quai du fleuve Sangha

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