Peinture : Sardoine, des œuvres singulières pour colorer vos intérieurs

Vendredi 25 Septembre 2020 - 14:15

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A la base, c’est la peinture qui fait battre son cœur mais au fil des ans, elle se découvre une passion pour la photographie. Alors de ces deux passions sont nées des œuvres singulières qui sont une invitation à l’enchantement et à la méditation. Une magnifique aventure dont l’artiste a le secret.

 

D’emblée les peintures de Sardoine brouillent les frontières entre le réel et l’imaginaire. Un subtil mélange où l’artiste s’inspire de ses photographies (oui, car l’artiste flirte aussi avec cette discipline) et qu’elle reproduit sur ses peintures en incorporant plusieurs techniques dont elle a le secret. Résultat : des œuvres surprenantes et déroutantes comme  par exemple « Communautarisme » ou l’on aperçoit le visage d’une femme recouvert de bêtes à l’apparence de papillons mais avec un aspect d’escargot. Puis il y a cet œil qui est masqué sous une aile, tandis que l’autre œil imperturbable regarde médusé devant elle.  Dans la même lancée « Mindset »  représente une femme avec un œil placé au centre de son visage,  alors que l’autre œil est caché à l’intérieur d’une bouche…Des œuvres peu communes qui poussent à la réflexion et l’on s’interroge  sur cette jeune femme peu conventionnelle et sur le message qu’elle apporte car aussi vraie que cette peinture inspire l’effroi, elle est cependant un véritable condensé de couleurs et d’émotion.

A la croisée des chemins entre réel et chimère les toiles de l’artiste poussent à la réflexion comme  « La marche du progrès », toile représentant un petit garçon assis sur une tortue à laquelle s’ajuste avec une incroyable précision les différents niveaux de ses coups de pinceaux. Entre fissures et fragments qui couvrent le corps de l’enfant et au-delà, on a l’impression que le personnage est couvert d’eau. Pour cette peinture, l’artiste superpose et combine les couleurs en tenant compte de ne pas s’éloigner des couleurs de sa palette : du noir, du gris, du blanc et avec ça et là quelques tons jaunâtres savamment utilisés pour se rapprocher le plus du réel.

La jeune peintre explore les liens et les interactions entre imagination, mémoire et réalité. A cela s’ajoute la précision de son pinceau qui a donné naissance à des incroyables portraits auxquels se mêlent des fines combinaisons créant l’évocation universelle d’un endroit, d’une mémoire, d’une émotion via des effets de fissures sur la pierre, les écorces d’arbres ou même les lits de rivière sur ses personnages, ce qui, dit-elle «  donne de beaux contrastes entre ma vision du monde peu poétique et la rigidité du monde réel » .

Sa peinture réalisée à base d’acrylique, de l’encre et des peintures à huile apporte une dimension onirique à ses œuvres. Voilà de quoi alimenter une discussion autour d’un bon thé.

Parcours

 « Enfant, la peinture a été comme une sorte d’évolution d’une pratique que j’aimais déjà. Plus tard quand j’ai ressenti le besoin de m’exprimer via cette discipline, je me suis inspirée  des livres que je lisais, les films ou même lorsque la musique », a fait savoir la jeune fille qui n’a pas eu du mal à convaincre ses parents à pratiquer sa passion. « Mes parents n’étaient pas surpris, et m’ont beaucoup soutenu, même s’ils ont été reticents à l’idée que je veuille vivre de ce métier car j’ai fait des études de gestion financière et de BTP », a informé la jeune fille qui n’a aucune crainte que la notoriété de sa sœur ainée lui fasse de l’ombre. « Ma sœur est reconnue dans son domaine et moi dans le mien, chacune a sa propre communauté professionnelle. Le travail de l’une n’a jamais empiété sur le travail de l’autre », a indiqué Sardoine qui  peint en tant que professionnelle depuis quatre ans déjà. Toutefois, elle n’hésite pas à flirter avec la photographie qui est une vraie passion pour elle.

 

Berna Marty

Légendes et crédits photo : 

Photos: Deux des tableaux de Sardoine

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