Port de Brazzaville : le trafic de marchandises toujours animé

Jeudi 26 Mars 2020 - 15:00

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Au moins quatre embarcations remplies de produits agricoles en provenance de  la zone nord du pays ont accosté au port de la capitale ces deux derniers jours. À l’arrivée de chaque bateau, des médecins vérifient la température des passagers dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation du coronavirus (Covid-19).  

Le corridor fluvial Congo-Oubangui est indispensable pour les échanges commerciaux entre Brazzaville et les localités riveraines. Les marchés de la capitale dépendent, en partie, du trafic fluvial qui fournit des produits vivriers (manioc, huile de palme, poissons, légumes frais, arachides, maïs).   

Dans un contexte de crise sanitaire liée à la propagation du coronavirus, le contrôle du trafic et des passagers devient essentiel. En coordination avec les autorités portuaires, une équipe médicale sensibilise les commerçants à la maladie en plus de la prise de la température. Ce contrôle est imposé à tous les passagers, parce qu’à bord des bateaux se trouvent également des commerçants ayant séjourné dans les pays voisins, confie une infirmière.

Depuis le 21 mars, les frontières terrestres, fluviales, maritimes et aériennes de la République du Congo sont fermées jusqu’à nouvel ordre à cause de l’évolution du Covid-19. Les barges et les cargos, qui transportent du carburant et des conteneurs, sont épargnés par les mesures prises par le gouvernement congolais.   

Le port de Brazzaville sert de port de transit pour les embarcations en provenance du port de Pointe-Noire à destination des villes littorales de la République du Congo, de Kinshasa et de Bangui.

Par exemple, en période des hautes eaux, la Société centrafricaine de transport fluvial (Socatraf), l’armateur public du pays, convoie en moyenne quinze embarcations par semaine à destination de la capitale centrafricaine.  

Même si pour l’instant les activités de la Socatraf ne sont pas affectées par les mesures de prévention contre le Covid-19, son directeur adjoint, Urbain Kongombe, s’inquiète pour les prochains jours.

« En période d’étiage, entre janvier et avril, nos activités sont en baisse. Notre crainte est que la crise sanitaire perdure jusqu’à l’ouverture des grandes campagnes de navigation en mai, cela risquera de perturber le ravitaillement de notre pays », a signifié Urbain Kongombe.

Quant aux échanges commerciaux entre Brazzaville et Kinshasa, les trafics des passagers et des produits non essentiels sont visiblement suspendus, avec la fermeture du beach. 

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

- Arrivée de nouvelles embarcations le mercredi/Adiac - L'équipe médicale vérifiant les passagers au Port autonome de Brazzaville et ports secondaires /Adiac

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