Portrait : Marc Alexandre Oho Bambé, un poète à découvrir

Vendredi 11 Septembre 2020 - 12:29

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Marc Alexandre Oho Bambé est l’un des auteurs africains inéluctables dans cette rentrée littéraire 2020. Sur les traces du poète martiniquais Aimé Césaire, le Franco-camerounais tisse peu à peu sa place dans l'univers poétique captivant.

« J’écris pour rester vivant. J’écris pour  suivre les traces de l’enfant que j’ai été », aime-t-il souvent dire. La vocation littéraire de ce Franco-camerounais est née à la lecture du livre ''Retour au pays natal'' d'Aimé Césaire qu’il a découvert à l’adolescence.

«Il y avait quelque chose dans le ''Retour au pays natal'' qui fait que ce n’est pas seulement un livre mais c’est du feu qui vous brûle au fait. Elle m’a bouleversé car je n’avais pas de vocabulaire pour ça. Même aujourd’hui je ne comprends pas tout ce texte même si ma compréhension n’est plus jamais la même à la fin de ma lecture », a indiqué Marc Alexandre Oho Bambé.

Adepte de jeu de mots, il aime rappeler que c’est par césairienne qu’il a accouché tous ces mots pour l’avoir découvert depuis l’âge de 14 ans.

La quarantaine révolue, il habite aujourd’hui en France. Il a publié six recueils de Poésie. Il est aussi Slameur connu sous le nom du capitaine Alexandre emprunté au poète français René Charles.

Il s’est imposé sur la scène littéraire africaine comme une voix originale qui compte parmi les poètes ayant marqué les salles de spectacles.

Marc Alexandre Oho Bambé aime raconter son enfance à Douala au Cameroun. Sa mère était professeur de philosophie et de littérature animait chez elle des soirées poétiques au grand bonheur de son jeune fils.

C’est en écoutant ses invités de la poésie que le rêve de devenir poète a germé dans la tête de l’adolescent. Il décidera un jour de quitter son pays natal, le Cameroun pour se retrouver en France parce qu’il pensait à l’époque que ce rêve passerait par la France.  

Marc Alexandre Oho Bambé est aussi romancier et publie cet automne son roman ''La lumière d’Oujda'' qui traite des questions d’immigrants, d’exile et de la conquête de soi.

Il y relate que les raisons de départ vers les tombeaux européens sont à chercher du côté des régimes cruels de rêves au Khartoum (Soudan) comme à Douala.

Oho Bambé se veut un réquisitoire en règle contre la non-assistance à la jeunesse africaine en danger. Il y a urgence, rappelle-t-il en citant Aimé Césaire, son maître en pensées et à écrire.

« La vie n’est pas un spectacle, disait le poète, car un homme qui crie est un ours qui danse », a-t-il conclu.

                                                      

Achille Tchikabaka

Légendes et crédits photo : 

Marc Alexandre Oho Bambé

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