Procès 100 jours : Vital Kamerhe menace de « brûler la case »

Lundi 25 Mai 2020 - 17:15

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Le directeur de cabinet « empêché » du chef de l’Etat et accusé principal dans cette affaire brandit la menace de « mettre le feu » si sa femme, Hamida Shatur Kamerhe, venait à être convoquée à comparaître.

« Je vais mettre le feu », a dit le directeur de cabinet « empêché » du chef de l’Etat, Vital Kamerhe, au cours de l’audience du 25 mai 2020 à la prison centrale de Makala, dans le cadre du procès de 100 jours de Félix Tshisekedi. Le leader du l’Union pour la nation congolaise et partenaire de Félix-Antojne Tshisekedi dans la coalition au pouvoir a ainsi réagi face à la requête de la partie civile de voir devant la barre l’épouse de la pièce maîtresse dans cette affaire.

Toute la partie Vital Kamerhe s’est inscrite dans cette logique parce que ses avocats se sont également opposés à la comparution d’Hamida Shatur. « Les témoins ne sont appelés qu’en fonction des besoins de l’instruction sur la base des pièces », ont-ils réagi, après que les avocats de la République ont demandé que soit entendue comme témoin Hamida Shatur. Ils entendent, en effet, par témoin « celui qui a vu, a connu les faits ou dispose d’une information pour le dossier ».

En réaction à cette menace de Vital Kamerhe, l’avocat de la République lui a fait savoir que le parquet général a retenu des extraits bancaires pour lesquels il voudrait interroger Hamida Shatur, mais aussi sa fille Soraya Mpiana. Il appartiendrait donc au juge de décider qui appeler à comparaître au procès. Pour la partie civile, il y a eu des faits démontrés contre des membres de la famille de Vital Kamerhe dans le cadre de cette affaire dont le procès a connu son deuxième jour d’audience à la prison centrale de Makala. Notant que l’épouse de Vital Kamerhe a déjà déposé au parquet, l’avocat de la République pense que chacune des personnes appelées permettra au juge de se faire une idée sur ce qu’il doit juger.

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Vital Kamerhe pendant l'audience à la prison centrale de Makala/Adiac

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