Produits congelés : la population réticente à la consommation des ailes de poulet

Jeudi 23 Janvier 2020 - 16:45

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Les Brazzavillois s’intéressent de moins en moins à la consommation de ce produit très prisé auparavant. Même si l’unique marque interdite est celle provenant de la Pologne « wispasz ».

Après avoir arpenté quelques marchés de la place, on constate la rareté de ce produit sur les étalages. A Poto-Poto, dans le 3e arrondissement par exemple, ce produit est absent sur toutes les tables. Les commerçantes qui en vendaient en tas ne proposent plus que du poulet, les côtes et les ailes de dinde à leurs clients.

« Depuis que je suis informée de l’interdiction de consommer cette marque d’ailes j’ai tout simplement arrêté d’en vendre. Car, même si je prenais une autre marque, les gens n’achèteront pas », a confié une commerçante ayant requis l’anonymat.

Au marché Total, à Bacongo, 2e arrondissement de la ville, où ce produit congelé foisonnait sur les morceaux de sac ou cartons étalés à même le sol, le long du trottoir, celui-ci devient presqu’invisible. Quelques rares commerçants qui en vendent encore sont cachés, loin du goudron. Pas facile de les retrouver sans être renseigné. La coloration de ces ailes et le nombre de morceaux (cinq) vendus à 500FCFA seulement  laissent percevoir la qualité douteuse de ce produit.

On en trouve aussi dans certaines boucheries, mais difficile au consommateur de distinguer la bonne de la mauvaise qualité, étant donné que les emballages sont mis à la poubelle aussi tôt déballés. Refusant d’en dire plus, le gérant d’une boucherie sondé affirme ne pas avoir fait attention à la marque en déballant son produit.

Pour la responsable d’une chambre froide abordée à ce sujet, ce produit interdit n’est pas arrivé sur le marché congolais. « La circulaire du ministère de la Santé interdisant la consommation de cette marque était une mise en garde à l’endroit des responsables des formations sanitaires », a-t-elle déclaré, avant de relever : « Pourtant il y a des marques d’ailes qui proviennent d’autres pays, mais les gens n’en veulent plus. Même les cuisses de poulet ne sont plus aimées alors que la circulaire n’en a pas mentionné. »

Rappelons que la circulaire du ministère de la Santé publiée le 14 janvier dernier indiquait que les germes mis en cause sur ces aliments interdits sont à l’origine des flambées des maladies diarrhéiques causées par la présence de la « salmonella entericia » retrouvée dans ces ailes polonaises.

Lopelle Mboussa Gassia et Gloria Lossele

Légendes et crédits photo : 

Les ailes de poulet en vente

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