Programme hydrologique international : le comité national du Congo en voie de structuration

Jeudi 21 Juin 2018 - 20:00

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L’Institut national de recherche en sciences exactes et naturelles (Irsen) organise, du 21 au 23 juin, en partenariat avec l’Unesco, un atelier de redynamisation de cet organe afin de le rendre opérationnel pour une gestion intégrée des ressources en eau au Congo.

Le comité national du Programme hydrologique international (PHI) doit rassembler en son sein des scientifiques, des universitaires et des responsables de la gestion des ressources en eau. Les organes publics compétents, les associations professionnelles et les représentants de la société civile devraient également en faire partie. Le directeur général de l’Irsen, Clobite Bouka Biona, a indiqué que la structuration de ce comité est un impératif pour que chaque acteur sache quel rôle joué dans cette plate-forme collaborative et coopérative. « Une fois connecté au réseau des comités nationaux PHI, notre comité national pourra ainsi accéder aux données scientifiques et informationnelles de tous les comités et partager les leçons apprises. Ainsi réalisées, nous serons capables de mettre à la disposition des chercheurs et des agents des directions générales de l’hydraulique, de l’agriculture, des transports fluviaux et maritimes et autres des données pour une gestion intégrée de nos ressources en eau », a-t-il souligné.

Il a également rappelé qu’au Congo, l’usage de l’eau incombe à la direction générale de l’hydraulique et la recherche sur les ressources en eau relève des missions dévolues à l’Irsen, concernant l’inventaire et la valorisation.

La représentante de l’Unesco au Congo, Ana Elisa de Santana Afonso, a, quant à elle, rappelé que cet atelier s’inscrit sur l’Objectif de développement durable (ODD) 6, précisément sur la cible 6.b relative à la participation des parties prenantes sur la thématique « d’appuyer et renforcer la participation de la population locale à l’amélioration de la gestion de l’eau et de l’assainissement ».  Regrettant l'absence du Congo à la réunion de juillet 2017 à Port Elizabeth, en Afrique du Sud, elle espère que le pays participera à la prochaine rencontre régionale et partagera avec ses pairs les activités et les données en la matière. Le comité national PHI-Congo devrait aussi répondre à la demande latente de désignation de trois points focaux pour le WINS envoyés aux comités nationaux PHI existant à travers les délégations des Etats membres de l’Unesco, aux centres et chaires relatifs à l’eau pour la mise en œuvre et l’opérationnalisation du PHI-WINS.

Réfléchir ensemble sur une meilleure gestion des ressources en eau

« Le moment est donc venu pour redynamiser le comité PHI sous l’impulsion de la Commission nationale congolaise pour l’Unesco. Car les activités du PHI liées aux six thèmes du PHI-VIII sont mises en œuvre par différents bureaux en Afrique, en partenariat avec les comités nationaux du PHI, les chaires Unesco, les centres et les réseaux scientifiques et les organisations régionales présentes », a déclaré Ana Elisa de Santana Afonso, se réjouissant d’avoir laissé à son successeur un outil important pour les contributions du Congo aux réponses à apporter à l’ODD 6.

Le directeur de cabinet du ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Jean Claude Boukono, a souligné la nécessité du gouvernement de rendre opérationnel le PHI-Congo pour appuyer la gestion intégrée des ressources en eau. Il a également salué la coopération entre le Congo et l’Unesco, dans le cadre de la gestion intégrée des ressources en eau, les énergies renouvelables, l’homme et la biosphère. « Le Congo a décidé d’adopter la gestion intégrée des ressources en eau pour amener tous les acteurs qui travaillent sur l’eau de réfléchir ensemble sur une meilleure gestion de cette ressource. Ce comité nécessite d’être structuré et cet atelier devrait lui donner les instruments de son fonctionnement pour qu’il soit opérationnel, afin de bénéficier des conseils des hydrologues expérimentés et chevronnés de l’Unesco et des échanges de données avec d’autres comités nationaux au niveau continental », a souhaité le directeur de cabinet au nom du ministre de tutelle, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

Notons que le PHI est le seul programme intergouvernemental du système des Nations unies consacré à la recherche dans le domaine de l’eau, à la gestion des ressources en eau ainsi qu’à l’éducation et au renforcement des capacités en la matière. Il entre dans sa 8e phase (PHI-VIII) sur la période 2014-2021, aligné avec le Grand programme de l’Unesco et focalisé sur la sécurité de l’eau : réponses aux défis locaux, régionaux et mondiaux.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Le présidium ; une vie partielle des participants/Adiac

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