Recherche scientifique : le ministre s’explique sur le fonctionnement de la Soretep

Jeudi 6 Août 2020 - 17:39

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La commission éducation culture, science et technologie de l’Assemblée nationale a auditionné le 5 août le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, sur le fonctionnement de la Société de recherche et de technologie pharmaceutique (Soretep).

Présentée comme le laboratoire devant créer les conditions de la production des médicaments de la lutte contre le paludisme au Congo, la Soretep, créée en 2014, peine à prendre ses marques. Soucieuse du fait que le paludisme représente 40% des dépenses de santé publique et 50% des consultations dans certaines zones, la commission éducation culture, science et technologie que préside le député Boniface Ngoulou a voulu se faire une aide de la situation actuelle de la Soretep. Elle s’est également intéressée des mesures idoines envisagées par le gouvernement pour rendre fonctionnelle cette société qui constitue l’espoir de tout un peuple.

« Le bâtiment administratif n’est pas encore fonctionnel, il reste beaucoup de travaux à faire dans le laboratoire. Il y a le problème de la matière grise et la formation des cadres qui vont y travailler », a peint le député André Nyanga-Elenga, un des membres de cette commission.

Abordé par la presse à la sortie de l’audition, le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique a rassuré que le travail qui reste à faire consiste à vérifier quelques éléments de toxicité. « Le laboratoire va être fonctionnel, nous allons effectivement faire un travail précis au niveau des structures techniques pour que dans un temps relativement court nous ayons dans notre pays des produits qui sont issus de l’Artemisia. C’est depuis 2014 que le gouvernement avait créé cette structure, les premiers comprimés ont été sortis en 2016 », a déclaré Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

Il a, par ailleurs, rappelé que la société a été régulièrement créée et le conseil d’administration se réunira sous peu. « Aujourd’hui, cela relève du passé. Nous avons comme partenaires techniques les Vietnamiens », a-t-il indiqué, s’exprimant également sur les dispositions prises pour la valorisation de l’Artemisia au Congo.

Parfait Wilfried Douniama

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