Rencontres littéraires : l’IFC dévoile le programme d'activités et les acteurs

Mardi 28 Janvier 2020 - 17:45

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En prélude aux événements littéraires du 30 et 31 janvier, « La nuit des idées » et « Hommage à Gabriel Okoundji », l’Institut français du Congo (IFC) de Brazzaville a tenu une conférence de presse le 28 janvier, au cours de laquelle il a présenté les invités et le programme de ses deux initiatives.

Le panel de cette rencontre se composait de : Mathilde Debain, professeur à Saint-Exupéry et coordonnatrice de la Nuit des idées à l’IFC de Brazzaville ; Marie Audigier, directrice déléguée de l’IFC ; Gabriel Okoundji, écrivain-poète ; Joseph Tonda, sociologue et anthropologue ; Florence Bernault, historienne ; Nicolas Martin-Granel, enseignant-chercheur et anthropologue.

Dans un premier temps, les panélistes se sont appesantis sur la Nuit des idées. Concernant sa quatrième édition que l’IFC accueillera pour une troisième fois, elle débutera en matinée, à travers la projection cinématographique des films documentaires évoquant de façon distincte la vie : « La permanence » d’Alice Diop, « Libre » de Michel Toesca et « Il était une forêt » de Luc Jacquet. S’en suivra en soirée, la grande table-ronde au cours de laquelle six chercheurs spécialistes débattront sur le thème commun de cette année, « Etre vivant ». « Nous souhaitons vivement qu’ils fassent circuler l’actualité récente des idées et des recherches en sciences humaines et sociales sur le Congo et montrer l’apport de cette pensée du Congo sur lui-même et sur la pensée contemporaine », ont souligné les organisateurs.

En effet, ces sociologues, anthropologues, historiens, politistes et spécialistes de littérature congolaise, sont pour certains nés au Congo ; d’autres y ont grandi, étudié ou vécu entre les années 1950 et aujourd’hui.

Professeur de sociologie, anthropologue et écrivain né au Gabon, d’un père congolais et d’une mère gabonaise, Joseph Tonda, évoquera lors de ces échanges, l’essence de la vie dans les rêves d’autrui ainsi que les différentes formes de vie existantes. Pour lui, comment peut-on se chercher ou chercher la vie (koluka bomoyi), tel que dit communément en Afrique centrale, alors qu’on est vivant ? Un paradoxe que l’auteur élucidera.

Pour sa part, Florence Bernault, professeur en histoire de l’Afrique centrale, s’interroge sur le sens d’être vivant, aujourd’hui, en Afrique postcoloniale. A en croire ses propos, il s’agira de tenter de retracer la généalogie et l’actualité brûlante d’imaginaires du vivant forgés au creuset de deux traditions plus similaires, qu’incompatibles.

Quant à Nicolas Martin-Granel, anthropologue français et enseignant-chercheur dans plusieurs universités africaines, sa contribution s’articulera autour de la conception de la vie chez les Congolais et leurs écrivains.

Absents à la conférence de presse, Patrice Yengo, anthropologue politique congolais francophone vivant et enseignant à Paris, et Remy Bazenguissa, sociologue, anthropologue et enseignant congolais, parleront respectivement de la vivantité, exercices du devenir vivant et de l’existence ou de la vie dans une approche d’alliance et de mise en couple. Autant de réflexions qui émergeront pour discuter de l’existence dans toutes ses formes.

La quatrième édition de la nuit des idées à l’IFC se terminera par un spectacle de déclamations poétiques et de danses du terroir congolais mis en scène par Gabriel Okoundji, en collaboration avec Stan Matingou, Arsène, pépin Ndala et son groupe de danseurs. Ce spectacle fera écho des poètes et écrivains suivants : Edmond Jabès (Bâtir au quotidien, le livre des questions, Jacques Poulain (Salut à ceux qui vivent), Antoine de Saint Exupéry (Terre des Hommes), Gaston-Paul Effa (La verticale du cri) et Caya Makhélé.

A propos de la journée en hommage à Gabriel Okoundji, Marie Audigier a souligné que cet événement ne fait pas le poids face aux réalisations du poète qui, à son avis, fait la fierté du Congo à travers son parcours atypique et ses œuvres incontournables. A ce propos, l’auteur a déclaré, « Grand merci à l’IFC qui m’accorde le plaisir de me retrouver avec d’autres écrivains et artistes pour parler culture, littérature et émergence de la pensée sous toutes ses formes. Venez simplement ce vendredi pour savourer les activités prévues ».

Notons que pour cette journée, il est prévu une rencontre littéraire du livre « Ecrire à Pointe-Noire », qui avait réuni vingt auteurs de la phratrie congolaise, une projection du film « Gabriel Mwènè Okoundji, le dévoilement du monde » de Luc Gétreau ainsi qu’une carte blanche où deux spectacles mis en scène par le poète congolais seront partagés au public.

Merveille Atipo et Lauraine Yoka (stagiaire)

Légendes et crédits photo : 

Une vue des panélistes/Adiac

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