Renouvellement du bureau de la Céni : la société civile ne s'accorde pas sur la démarche du choix de ses représentants

Mardi 18 Juin 2019 - 19:23

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Le sujet fait débat au sein de la composante. La réunion convoquée le 18 juin, à Kinshasa, avait pour objectif principal de trouver un terrain d’entente mais elle n'a pas eu lieu.

Le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est en fin mandat. Ce qui oblige les composantes habilitées à mandater leurs membres en sein à choisir des personnalités à y affecter. Au niveau de la société civile du Congo, le sujet alimente un débat. Une réunion prévue mardi aurait permis de trouver un terrain d’entente et de désigner des membres aux postes qui lui reviennent.

Mais la Nouvelle société civile du Congo (NSCC) a refusé de répondre à l’invitation lancée à cet effet par ses pairs. Elle s’insurge contre cette démarche qui, selon son président, Jonas Tshombela, ne reflèterait pas la volonté de toute la société civile, notamment leurs collègues de province. Pour le président de la NSCC, sa structure « n’acceptera jamais cette tentative de s’arroger les droits collectifs au nom de tous par l’Educiel », qui est une structure de circonstance sans mandat ni qualité.

Dans son communiqué publié le 18 juin, Jonas Tshombela a, en effet, indiqué que la désignation des membres de la société civile n’était pas l’apanage d’une seule société civile à Kinshasa. La NSCC promet, par ailleurs, d'apporter son soutien aux seuls candidats qui seront issus d’un processus transparent, inclusif et démocratique.

Le projet Education civique et observation électorale (Educiel), note-t-on, a été lancé en juillet 2015 par la Céni, pour sensibiliser les électeurs à la culture électorale. Il avait donc comme objectif d’aider la Céni et la société civile à veiller à la transparence et garantir un processus électoral apaisé en République démocratique du Congo.

Rappelons que le vice-président de la Centrale électorale, Norbert Basengezi, avait déposé sa démission le 17 juin à la plénière. Il quitte ainsi la barque alors qu'il doit répondre à certaines questions sur la gestion de cette institution, particulièrement des contentieux électoraux où la Céni a subi plusieurs revers.

Lucien Dianzenza

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