Rentrée scolaire 2020-2021 : le transport, un défi de taille pour les Brazzavillois

Jeudi 17 Septembre 2020 - 17:45

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La rentrée scolaire pour les élèves du primaire, du secondaire et du lycée est prévue pour le 12 octobre prochain en République du Congo. À Brazzaville notamment, des milliers d’élèves utilisent au quotidien le transport en commun pour se rendre dans leurs différents établissements. Mais, avec la restriction du nombre de passagers (de 18 à 9) liée à la Covid-19, la situation s’annonce chaotique pour les usagers.

Les demi-terrains auxquels sont victimes les Brazzavillois depuis l’application de la mesure de distanciation dans les bus seront amplifiés de plus belle. Car, plus il y aura du monde aux stations de bus, ce qui sera d’ailleurs le cas, plus les « contrôleurs » se feront désirés. Les taximen s’offriront, quant à eux, le plaisir de jumeler des courses. Les bus de la Société de transport public urbain (STPU) censés soulager tant soit peu la population font désormais le jeu des demi-terrains.

« Plus la date de retour de classes s’approche, plus je suis préoccupé par le problème de déplacement. L’activité que je fais n’est plus rentable alors que d’ici peu, je devrai payer chaque jour le transport de mes trois enfants qui fréquentent le lycée Chaminade », s’est plaint Armand, un père de famille.

Et à Chimène de renchérir : « ...Le transport est déjà pénible pendant les vacances. J’imagine le pire à l’ouverture des salles de classe si le gouvernement ne revoit pas sa décision. Je crains être obligé de débourser plus de 1000F par jour pour mon garçon qui fréquente à Moukondo, alors que j’ai bien d’autres charges. C’est difficile ! »  

Un conducteur de bus vert-blanc approché a indiqué : « certes je cherche l’argent, mais ça ne me fait pas plaisir de voir des gens en difficulté dans les arrêts de bus. L’Etat devra revoir sa décision à notre sujet. Cela soulagera tout le monde. »

Au regard de ce tableau peu reluisant du secteur des transports dans la ville capitale, certains parents prévoyants abordés ont affirmé avoir sollicité le transfert de leurs enfants vers des établissements proches du domicile, question d’éviter qu’ils ratent tout le temps les premières heures de cours, ont-ils confié.

Alors que les règles concernant la distanciation sociale continuent d’être imposées dans les transports en commun privés, dans les bus de la STPU communément appelés (Mal-à-l’aise) et ceux de la société Bolloré, aucune distanciation n’est respectée.

Les passagers sont confinés comme d’habitude, sous le regard impuissant des agents de l’ordre. Pour pallier cette situation préoccupante imposée par la Covid-19, le gouvernement devrait peut-être penser à renforcer le parking de la STPU pour mieux desservir la ville. Permettre aux verts-blancs de charger comme auparavant tout en étant stricts sur le port obligatoire de masque pourrait être une mesure envisageable.

Mboussa Gassia Lopelle

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