Ressources naturelles : le Congo gère ses forêts et tourbières conformément aux lois et règlements

Jeudi 9 Mai 2019 - 14:37

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Répondant aux attaques répétées des ONG Environnemental investigation agency (EIA) et Greenpeace Afrique, relatives à la prétendue mauvaise gestion par le pays de ses forêts et tourbières, le gouvernement a publié, le 8 mai à Brazzaville, une déclaration dans laquelle il précise que les ressources naturelles congolaises sont gérées conformément aux lois et règlements en la matière.

Pour ce qui est de la première ONG, elle affirme avoir mené, entre 2013 et 2016, une enquête sur l’exploitation forestière au Congo et au Gabon. A l’issue de celle-ci, elle a publié un document sur le titre " Commerce toxique : la criminalité forestière au Gabon et au Congo qui contamine le marché des Etats-Unis".

Le gouvernement tient à rappeler qu’aucune société forestière ne peut exercer au Congo de manière illégale. En effet, explique l’exécutif, l’exploitation des ressources de la forêt n’est autorisée qu’au terme d’une procédure d’appel d’offres conforme à la loi n° 16-2000 du 20 novembre 2000 portant Code forestier.

La législation congolaise, argumente le gouvernement, oblige les exploitants à transformer sur place 85% de la production, le reliquat de 15% étant destiné à l’exportation. En outre, le gouvernement affirme que le bois, objet d’exploitation au Congo ou exporté à travers le monde, n’est pas d’origine illégale.

« Dans sa volonté de bonne gouvernance de ses ressources, le Congo a d’ores et déjà pris en compte les prescriptions de légalité et de traçabilité négociées en partenariat avec l’Union européenne, processus auquel il a adhéré de manière volontaire », précise la déclaration.

Par ailleurs, poursuit le texte, en exigeant de manière comminatoire des mesures de répression à l’encontre de la société forestière visée, l’ONG EIA affiche la volonté de ses commanditaires de se substituer aux autorités légalement constituées du Congo dans la gestion des bois tropicaux, ressources pourtant stratégiques pour le développement durable et la diversification économique du pays.

En ce qui concerne l’ONG Greenpeace Afrique, elle exige au gouvernement « l’annulation de toutes les activités industrielles en cours et à venir affectant les tourbières de la cuvette centrale ».

Cette ONG, note la déclaration, veut faire faussement croire à l’opinion nationale et internationale que l’octroi par les autorités compétentes d’un permis de recherches d’hydrocarbures sur une portion géographique dûment délimitée pourrait mettre en danger les tourbières qui couvrent une superficie totale de 145 000 Km2.

Le gouvernement rappelle que contrairement aux accusations mensongères de certaines ONG extrémistes, le Congo gère ses ressources naturelles de manière responsable. « Notre pays a entrepris des efforts importants en matière d’aménagement forestier et de certification forestière. Il fait incontestablement partie des pionniers en matière de gestion durable des forêts ainsi que de protection de la biodiversité », a conclu la déclaration.

 

 

 

 

 

La Rédaction

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