Restriction des libertés : les menaces d'André Lite Asebea aux responsables provinciaux

Mercredi 8 Juillet 2020 - 14:59

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Le ministre des Droits humains leur demande, sur injonction du chef de l'Etat, de reporter leurs décisions qui violent les lois du pays, sous peine des poursuites judiciaires.

Dans une note du 7 juillet 2020 adressée aux executifs provinciaux, le ministre national chargé des Droits humains, André Lite, leur exige de rapporter sans délai leurs ''mesures attentatoires des libertés individuelles et collectives''. Le ministre des Droits humains brandit des poursuites judiciaires comme sanctions pour les recalcitrants. « Sur instruction du chef de l’État, il leur est demandé, sans délai, de rapporter toutes ces décisions au risque, pour les contrevenants de s’exposer aux poursuites pénales », a averti André Lite Asebea.

A en croire le ministre, le président Félix-Antoine Tshisekedi avait exprimé, au cours de la 34e session ordinaire du conseil des ministres tenue le vendredi le 4 juillet, son indignation face à des pratiques liberticides enregistrées dans certaines provinces dont la fermeture des radios communautaires, des arrestations arbitraires d’activistes des droits de l’Homme ainsi que la suspension d’activités de certaines structures de la société civile dédiées à la promotion desdits droits, en violation totale de la loi. Il avait, de ce fait, donné injonction au ministre chargé des Droits humains pour un rappel à l'ordre de ces exécutifs provinciaux concernés. Dans ce communiqué officiel relatif à cette situation, le ministre André LIte a expressément menacé des poursuites judiciaires celles des autorités provinciales qui n'auraient pas réporté de telles mesures décriées.

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Photo: communiqué du ministre des Droits humains.

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