Restructuration des quartiers précaires : les habitants du quartier Sukisa sensibilisés au mécanisme de gestion des plaintes

Mardi 23 Juillet 2019 - 18:30

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La coordination du Projet développement urbain et restructuration des quartiers précaires (Durquap) a entretenu, le 22 juillet, les habitants du quartier Sukisa, à Ouenzé dans le cinquième arrondissement, pour leur expliquer les modalités et les voies de recours, au cas où, dans l’exécution des travaux, leurs habitations et structures commerciales seraient endommagées.

Le Durquap est un projet co-financé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale. Il vise la restructuration et/ou l’aménagement des quartiers reculés, sans infrastructures de base adéquates. Il s’exécute pour l’instant à Brazzaville et Pointe-Noire.

Dans la ville capitale, la zone Sukisa, située entre Texaco et Moukondo, fait partie des quartiers pilotes retenus. Avant le démarrage effectif des travaux, la coordination du projet est allée sensibiliser la population aux mécanismes de gestion des plaintes.

Il s’agissait de montrer à la population la procédure administrative, mais aussi les voies de recours à suivre, au cas où dans l’exécution des travaux, qui incluent, entre autres, le pavage des ruelles et avenues, leurs habitations ou structures commerciales seraient endommagées. Une manière pour eux de chercher à obtenir réparation à l’amiable, sans remous.

La réunion consistait aussi à leur expliquer comment ils doivent formuler leurs plaintes et à qui ils doivent les adresser. La coordination du Durquap a ensuite édifié la population sur les types de solution à obtenir   si jamais leurs doléances venaient à être agréées. 

« La gestion des plaintes veut dire apporter des solutions aux personnes qui se plaindront du fait de l’exécution des travaux dans le quartier. Ces plaintes se dressent en premier au gestionnaire local, qui est le chef de quartier, puis à la mairie, avant de les transférer à la coordination du projet Durquap. Nous sommes donc venus expliquer à la population la démarche à suivre en cas de revendications à faire », a précisé le responsable de la communication du projet, Dan Morphet Ibiassi.

Ainsi, pour bien accomplir cette tâche, la coordination du projet a mis en place un comité local de gestion des plaintes, composé de cinq membres, présidé par le chef de quartier, Ernest Lombert Bambou.

Cet organe a pour mission de recenser et d’enregistrer toutes les revendications de la population afin de les transmettre à qui de droit.  

Il faut rappeler que ce projet prévoit l’aménagement de dix kilomètres de ruelles et avenues en pavés dans le quartier Sukisa. Le même projet retient aussi la construction du marché de cette zone et l'air de jeux à l’école primaire publique de ce quartier.

Plusieurs autres projets y seront aussi développés afin de permettre à la population de vivre dans un environnement sain, salubre et bien aménagé.

Le projet Durquap vise deux principaux objectifs. Il s’agit d’améliorer l’accès aux infrastructures et services de base au profit de la population vivant dans des quartiers reculés et de renforcer les capacités du gouvernement et des municipalités en ce qui concerne la restructuration urbaine.

Firmin Oyé

Légendes et crédits photo : 

La coordination du projet Durquap (en avant plan) s'adressant à la population, le 22 juillet/Photo Adiac

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