Révision du code de la famille et des personnes : le HCR promet d’apporter un appui financier et technique à l’opération

Mercredi 23 Janvier 2019 - 18:15

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Le représentant résident de l'agence onusienne au Congo, Cyr Modeste Kouamé, a fait part, le 23 janvier, au ministre de la Justice et des droits humains, Ange Aimé Wilfried Bininga, de la volonté de cette institution à apporter un appui technique et financier à l’opération de révision du document.

Au cours de l'audience, les deux personnalités ont également abordé le point relatif à la détermination du statut de réfugié. À ce sujet, Cyr Modeste Kouamé a proposé au ministre d’associer les juristes chevronnés à la Commission d’éligibilité et de recours au statut de réfugié. Car, a-t-il indiqué, la détermination du statut de réfugié est une activité hautement juridique.

Par la même occasion, elles ont également échangé sur la question d’apatridie au Congo. « Je sais qu’il n’y a pas d’apatridie dans votre pays mais, il est nécessaire de prévenir. Le ministre nous a assuré qu’une commission interministérielle a été mise en place pour étudier la question », a déclaré Cyr Modeste Kouamé.

Par ailleurs, le représentant du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé la volonté de sa structure de continuer à mener le plaidoyer afin de persuader le Congo à ratifier les différents traités relatifs à l’apatridie. Si le pays adhère à ces conventions, a-t-il dit, il va renforcer son corpus juridique dans ce domaine.

En outre, Cyr Modeste Kouamé a noté qu’au niveau de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, seuls trois pays ont déjà ratifié les conventions auxquelles il venait de faire allusion.

De plus, Ange Aimé Wilfried Bininga et son interlocuteur ont aussi abordé des sujets liés à la coopération entre le HCR et le Congo dans le domaine des droits humains. L'un d'eux était relatif à la situation des peuples autochtones. A propos, le HCR a exprimé sa volonté d’accompagner le ministère dans le cadre de la mise en œuvre de la loi des minorités.

Dans la Likouala, par exemple, a dit le représentant du HCR, son organisation a sollicité à la Banque mondiale d’étendre le projet Lisungi aux réfugiés et aux peuples autochtones.

Répondant à la question d’un journaliste sur la situation des réfugiés de la République démocratique du Congo qui ont fui les violences à Makotimpoko et Bouemba, dans les Plateaux, le représentant du HCR a relevé qu’un travail de  leur identification se fait actuellement pour que les choses soient un peu plus claires.

Par la même occasion, le gouvernement s’emploie à leur attribuer des sites convenables parce que la zone où ils sont placés est marécageuse.  

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

Le ministre Ange Aimé Wilfried Binininga s'entretenant avec Cyr Modeste Kouamé

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