Sahel : Paris promet d’envoyer des renforts supplémentaires

Mercredi 22 Janvier 2020 - 12:54

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L’annonce a été faite le 22 janvier par le chef d’état-major français des armées, François Lecointre. Ces soldats rejoindront ceux de l’opération Barkhane, déployés pour sécuriser la région.

La force antidjihadiste Barkhane va recevoir des « moyens supplémentaires » en sus des 220 soldats déjà récemment envoyés en renfort, pour tenter d’enrayer la spirale des violences, a indiqué le général François Lecointre. Le premier renfort était composé de soldats qui étaient en mission de courte durée en Côte d’Ivoire.

Hormis ce récent envoi, la France prévoit « l’engagement de moyens supplémentaires dont je vais présenter le profil et la composition au président de la République dans les jours qui viennent », a souligné le haut gradé de l’armée française, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense (AJD).

« Nous allons accentuer nos efforts dans la zone du Liptako-Gourma, dans la zone des trois frontières (entre Mali, Burkina Faso et Niger, ndlr), en y concentrant des moyens supplémentaires », a fait savoir François Lecointre. « Aujourd’hui, dans cette zone extrêmement vaste, les moyens qui sont mis à disposition de l’opération Barkhane ne sont pas suffisants pour qu’on puisse avoir des soldats déployés H24, 7 jours sur 7 », a-t-il relevé.

S’agissant des nouveaux renforts qui vont être déployés sur le terrain, le chef militaire a dit qu’ils seront accompagnés de « moyens logistiques et de renseignements supplémentaires ». Et des sources proches du dossier indiquent que des annonces devraient avoir lieu à ce sujet le 29 janvier.

La force Barkhane dépasse actuellement les 4500 militaires qu’elle disposait au Sahel. Ce nombre a été rehaussé après l’annonce de premiers renforts par le président Emmanuel Macron au sommet de Pau début janvier.

Les troupes françaises et la force conjointe du G5 Sahel (Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad) vont focaliser leurs actions sur la zone des trois frontières, sanctuaire du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) où se sont concentrées les attaques meurtrières des djihadistes ces derniers mois.

« Nous souhaitons engager les Européens » via un groupement de forces spéciales baptisé Takuba, destiné à accompagner les forces locales au combat, a dit le chef d’état-major français, ajoutant que cette force, qui sera déployée cet été, sera « pleinement opérationnelle à partir de l’automne »

« Sur le plan tactique, voilà ce qui nous fait espérer qu’on va obtenir une bascule », a-t-il estimé tout en évoquant « un engagement long ». « Je ne pense pas, malgré cette inflexion, que nous allons à la fin de l’année pouvoir crier victoire », a conclu François Lecointre. 

 

 

Nestor N'Gampoula

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