Santé de la reproduction : le document des normes et procédures se précise

Vendredi 13 Décembre 2019 - 15:19

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Un atelier de validation du texte de référence s’est ouvert, le 13 décembre à Brazzaville, sous le patronage du directeur général de la Population, le Dr Paul Oyere Moke, dans le cadre de la mise en œuvre du sous-programme « Renforcement des services de la santé de la mère, de l’enfant, de l’adolescent et du jeune ».

 

 

Le document des normes et procédures actualisé est un outil qui va standardiser la prise en charge des bénéficiaires et permettre aux prestataires de santé de faire face aux différentes situations rencontrées dans leur pratique quotidienne. Il constitue également une plate-forme pour la réalisation des audits des décès maternels dans la recherche de la performance.

L'atelier organisé par le ministère de tutelle, avec l’appui technique et financier des partenaires tels que le Fonds des Nations unies pour la population, l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations unies pour l'enfance entend contribuer à la revitalisation des districts sanitaires.

« C’est dans cette optique, que madame la ministre, dans ses orientations en début d’années 2019 aux cadres de son département, a demandé aux directions générales de produire des outils et supports normatifs de gestion des activités dans les districts sanitaires, en se fondant sur les programmes du PNDS, notamment le sous-programme « Renforcement des services de la santé de la mère, de l’enfant, de l’adolescent et du jeune », a déclaré le Dr Paul Oyere Moke.

Il a souligné que le document actualisé des normes et procédures a une importance capitale dans l’implantation des activités en santé de la reproduction dans les formations sanitaires du pays. Ainsi, a-t-il dit, plusieurs défis sont à relever à court et long termes. A court terme, par exemple, il a épinglé l'amélioration de la qualité des soins pour atteindre les cibles fixées par le Programme national de développement sanitaire (PNDS).

« Il s’agit, d’ici à 2022, de faire passer le taux de mortalité maternel de 436 à 210 décès pour cent mille naissances vivantes, le taux de mortalité néonatale de vingt et un à dix-sept décès pour mille naissances vivantes pour ne citer que ces deux indicateurs. A long terme, il nous faut, dans le cadre des Objectifs de développemen durable, atteindre moins de soixante-dix décès maternels pour cent mille  naissances vivantes en 2030. La conférence internationale sur la population et le développement nous recommande d’atteindre l’objectif quatre zéros décès en 2030 : zéro décès maternel évitable ; zéro besoin non satisfait en planification familiale ; zéro violence fondée sur le genre ; zéro mutilation génitale », a-t-il ajouté.

A noter que la santé de la reproduction est définie comme un état de bien-être général et dynamique tant physique que mental et social de la personne humaine, pour tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement, et non pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité. Les normes en santé précisent le niveau minimum acceptable de performance attendu pour la mise en œuvre des activités de la santé de la reproduction. Les procédures en santé de la reproduction décrivent les instructions, étape par étape, et les séquences nécessaires pour exécuter une tache ou une activité en précisant les équipements ainsi que les fournitures nécessaires, et en travaillant dans l’environnement défini par les politiques et les normes.

Guillaume Ondzé

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille après l'ouverture de l'atelier / Adiac

Notification: 

Non