Santé publique: une table ronde sur la problématique de la riposte au VIH/sida chez les adolescents et jeunes

Samedi 19 Octobre 2019 - 15:30

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La rencontre a mis en présence les membres du gouvernement, à savoir la ministre d’Etat, ministre du Genre, famille et enfant, Béatrice Lomeya Atilite; celle des Affaires sociales, Rose Boyata Monkaju; et le vice-ministre du Plan, Freddy Kita Bukusu, ainsi que des délégués de l’OMS, Unesco et ceux de la société civile congolaise impliqués dans la lutte contre le sida.

 

Organisée le 17 octobre dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, par le Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS) avec l’appui de l’Unicef, l'activité a permis  aux participants d’analyser les efforts déployés  par chacun des acteurs en vue de contribuer à la réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes face à l’épidémie du VIH.

Le vice-ministre du Plan, Freddy Kita Bukusu, a reconnu que les résultats perceptibles de la riposte au VIH à l’échelle internationale, voir nationale laissent entrevoir une réduction des nouvelles infections et de la mortalité due au VIH-sida.  Il a, par ailleurs, fait savoir que ces dernières années, pour les personnes adultes, cette tendance appréciable contraste avec une augmentation de plus en plus croissante des nouvelles infections et de décès des adolescents et jeunes âgés de 10 et 19 ans.

 Freddy Kita Bukusua a indiqué que cette augmentation des nouvelles infections « est le reflet d’un faible accès de cette grande catégorie de la population congolaise aux services conviviaux des soins de prévention et traitement du VIH, dans les communautés ».

« A ces facteurs, il faudrait ajouter l’insuffisance d’une éducation sexuelle complète qui permettrait de renforcer les capacités de vie courantes de nos enfants face aux problématiques des grossesses précoces, des infections sexuellement transmissibles, du VIH ainsi que les violences sexuelles fondées sur le genre », a-t-il suggéré. Le vice-ministre a souligné que face à ce tableau, le gouvernement congolais, avec le concours des partenaires d’appui au développement, a eu, d’une part, à inscrire la riposte au VIH chez les adolescents et jeunes parmi les six axes stratégiques de la réponse nationale au VIH, et d’autre part, à développer les interventions qui les ciblent de manière particulière.

Le sida, première cause de décès des adolescents

Pour le responsable Santé de l’Unicef, Xavier Crispin, le VIH/sida est devenu la première cause de décès des adolescents en Afrique et la deuxième au niveau mondial, avec un enfant de moins de 15 ans sur quatre seulement ayant accès à un traitement anti retro viral. Les décès diminuent dans tous les groupes d’âges, à l’exception de celui des 10 à 19 ans.

Tout en rassurant le gouvernement congolais de l’accompagnement de son institution dans la mise en œuvre de toutes les interventions visant à réduire l’impact du sida sur les jeunes et adolescents, Xavier Crispin a rappelé que la République démocratique du Congo a lancé, le 23 juillet 2016, l’initiative « All in » sur la problématique de la prise en charge du VIH/sida et adolescents. Cette initiative vise, de façon particulière et spécifique, la prévention des adolescents de 10-19 ans face à ce fléau. 

Auparavant, le secrétaire exécutif national du PNMLS, le Pr Liévin Kapend A Kalala, a déclaré que la tenue de cette table ronde s’inscrivait dans le cadre d’un exercice simple autour de la redevabilité, c’est–à dire une obligation de pouvoir rendre compte aux partenaires pour le soutien bénéficié, aux donateurs, à l’assistance technique ainsi qu’à la population congolaise.

Blandine Lusimana

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