Sécurité routière : l’amélioration de la qualité des données débattue à Marrakech

Mercredi 14 Novembre 2018 - 12:45

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À l’occasion du premier forum africain de la sécurité routière dont les travaux prennent fin le 15 novembre, dans la ville marocaine, les dirigeants du continent ont été exhortés à promouvoir des actions liées à la prévention des accidents et à la protection des personnes pour atteindre les objectifs de la décennie d’action 2011-2020.

La rencontre de trois jours, placée sur le thème « Sécurité routière en Afrique, facteur de développement durable », a servi de plate-forme d’échange des expertises et des bonnes pratiques dans ce domaine. Elle a été initiée par le Programme de politiques de transport en Afrique et visait, entre autres, à partager les expériences et les bonnes pratiques en matière de sécurité routière sur le continent et promouvoir la coopération entre les pays africains dans ce domaine. Le forum continental avait également pour objectifs d’inciter aux investissements dans les différents secteurs liés à la sécurité routière, la promotion des nouvelles technologies dans la gestion et le management du secteur et favoriser l’étude des mécanismes de création ainsi que de mise en œuvre d’un observatoire africain de sécurité routière.

Outre l’amélioration de la qualité des données de la sécurité routière en Afrique, les six cents participants venus du continent et d’ailleurs ont, au cours du forum, discuté sur la sécurité des passagers et l’importance des recherches et développement dans le domaine. Une occasion qui leur a permis d’aborder plusieurs autres sujets. Il s’agissait notamment du management stratégique et institutionnel de la sécurité routière, du financement des programmes, du pilotage des stratégies, de l’intégration de nouvelles technologies et du renforcement des capacités. A cela s’ajoutent l’intégration de la sécurité routière dans le management des entreprises, les études et recherches ainsi que l’ouverture sur les composantes de la société civile.

Dans son intervention lors de la rencontre, le chef du gouvernement marocain, Saâd-Eddine El Otmani, a souligné que « la sécurité routière est un des meilleurs moyens et leviers pour la réalisation du développement durable, qui représente le challenge principal du continent africain ». Pour ce faire, il a exhorté les dirigeants africains à prendre en considération la sécurité de leurs citoyens et concitoyens lors de l’élaboration des politiques publiques. « C’est notre responsabilité », a insisté Saäd-Eddine El Otmani, qui a rappelé le mauvais classement de l’Afrique en matière de sécurité routière dans le monde, affichant le taux le plus haut de mortalité sur les routes. Le chef du gouvernement marocain a ainsi appelé les pays africains à travailler de façon collective, réitérant la mobilisation du Maroc auprès de ses partenaires mondiaux et africains pour accroître le niveau de sécurité sur les routes. « Le royaume est mobilisé et ouvert pour partager son expérience avec les autres pays mais également à s’inspirer de leurs expériences », a-t-il déclaré.

La tenue du 1er forum africain de la sécurité routière est saluée par plusieurs experts au moment où le continent présente des marges de manœuvre énormes pour améliorer le secteur et sauver plus de vies humaines. La région présente, par ailleurs, le risque de décès sur la route le plus élevé pour les usagers vulnérables qui sont les moins protégés, notamment les piétons et les cyclistes (43% des victimes de la route), alors que ce taux n’atteint que 26% au niveau mondial. Eu égard à tout cela et dans une Afrique réputée comme continent à fort potentialité de développement économique, l’insécurité sur les routes ne doit donc pas compromettre et hypothéquer ces potentialités. C’est toute l’importance de la mise en place d’une stratégie « africaine » de sécurité routière durable qui s’avère une nécessité absolue.

En plus des débats scientifiques et techniques, plusieurs rencontres et échanges entre acteurs institutionnels, professionnels et composantes de la société civile ont été organisées. De plus, une grande exposition a eu lieu pour servir de relais aux panels et pour permettre aux acteurs concernés des pays africains de se faire connaître, faire des rencontres B to B et B to G afin de nouer des relations à même de promouvoir leurs métiers dans le domaine de la sécurité routière.

 

 

 

Nestor N'Gampoula

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