Semaine des cultures urbaines : plus de vingt artistes invités

Jeudi 12 Septembre 2019 - 17:00

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L’Institut Français du Congo (IFC) organise, du 14 au 21 septembre à Pointe-Noire, la semaine des cultures urbaines, moment fort de sa programmation de ce mois. L’activité réunit plus de vingt artistes autour d’un événement fédérateur de la jeunesse.  

Danse, hip-hop, concerts rythmeront la semaine des cultures urbaines. Au cours de la soirée d’ouverture, la salle de spectacle de l’IFC  accueillera le concert d’Orakle Ngoy, rappeuse de Kinshasa, qui sera accompagnée de ses musiciens. L’une des rares voix féminines du hip-hop en République démocratique du Congo, Orakle Ngoy évoque dans ses textes la paix, le sexisme, les inégalités et la haine, la violence et les réalités de Kinshasa, ville où elle réside.

La chanteuse appelle au respect de la femme africaine en général ainsi que de la femme congolaise en particulier. Et si ses mots peuvent être durs, Orakle ajoute parfois un brin d’humour et de gaieté à sa musique. Art singulier, imaginatif et ouvert sur le monde, l’univers des cultures urbaines ne finit pas de surprendre et d’éveiller les curiosités. Il s’agit là d’un moment de découverte et de rencontre qui permet aux jeunes artistes d’éclore et de connaître la scène artistique.

Cette édition de septembre donnera l’occasion à Mouz et Mav de remonter sur scène pour deux représentations de leur création « Le kimoktoire », d’abord le 18 septembre à partir de 19 h à l’Espace Yaro, dans le quatrième arrondissement Loandjili, puis le 19 septembre au siège social de l’association Amid à Mpaka, dans le sixième arrondissement Ngoyo.

En effet,  « Le kimoktoire » est une pièce de rap-théâtre écrite et interprétée par Mouz et Mav, les deux artistes jouent avec les mots. Kimoko, en langue kituba, se définit comme un moment d’ensemble pendant lequel, on papote de tout et de rien, parfois autour d’un verre, d’un jeu, etc. Ce mot « kimoktoire » est donc un kituba francisé, c’est également le lieu choisi pour le kimoko. Comme un croquis commencé sur un coin de nappe à la terrasse d’un café, le kimoktoire dessine la réalité d’une jeunesse africaine, entre espérance et désillusion. Rappé façon théâtre et joué façon rap, ce dialogue entre deux amis, qui parle sans filtre de la famille, de la politique, de l’exil et des maux qui minent les sociétés africaines, met le public face à ses contradictions.

Le 20 septembre, aura lieu la soirée des lauréats, l’activité qui récompense tous les gagnants des tremplins scènes ouvertes. Toutes les futures stars de la danse et du rap de Pointe-Noire seront présentes à cette soirée aux côtés de Sam Samourai, Maestro Médium, Blacky Lyon, le prolifique, Terminator 242, Coup Fatal et le Possibiliste. Pour clore cette semaine des cultures urbaines, le public aura droit à un concert gratuit, donné par Teddy Benzo. Producteur avec le Label Bellerage Music, organisateur des Mwana Mboka show, ancien champion de basket et surtout musicien talentueux, Teddy Benzo va profiter de cet instant pour présenter au public ponténégrin son tout nouvel album. Notons que les cultures urbaines prônent des valeurs positives de partage, de respect et de mixité. Ancrée pleinement dans l’univers des jeunes, cette activité recouvre l’ensemble des pratiques artistiques et sportives dont le lieu de genèse est la rue.                       
 

 

 

 

Hugues Prosper Mabonzo

Légendes et crédits photo : 

L'affiche de l'événement/ Crédit photo IFC

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