Tazama : un festival de cinéma au relent de solidarité

Jeudi 5 Mars 2020 - 21:45

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Organisé depuis 2014 sous l’impulsion de sa promotrice Claudia Haïdara Yoka, le festival du film des femmes africaines, Tazama, a notamment contribué à l’éclosion de la femme congolaise dans ce secteur ainsi qu’à la lutte contre le cancer à Brazzaville. En ce mois de la femme, quoi de plus que de reconnaître ses mérites.

Depuis ses débuts jusqu’à ce jour, Tazama (voir, apercevoir, constater) a montré et valorisé de manière singulière la richesse des réalisations cinématographiques faites totalement par des femmes. D’après la vision de sa directrice, Claudia Haïdara Yoka, il s’agit d’œuvrer pour la relance du cinéma congolais et de mettre à contribution le talent des femmes africaines reconnues à travers le continent et même ailleurs.

Parmi les pays ayant déjà participé à ce rendez-vous, on compte : le Congo-Brazzaville (pays hôte), le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Nigeria, le Kenya, la RD-Congo, le Sénégal, le Gabon, la République centrafricaine, le Maroc, la Guadeloupe…

Au fil des éditions, le festival s’est transformé en un lieu de rencontre important et en un grand moment de partage entre professionnelles et amatrices du septième art. Cette grand-messe des femmes cinéastes est devenue l’occasion de décliner les maux qui minent le secteur et développer des perspectives pour faire avancer les choses. Outre les conférences de presse, la projection de films, la distinction des artistes et le gala de charité, le festival Tazama a permis à beaucoup de jeunes passionnés de cinéma d’apprendre les rudiments de ce métier à travers des master-class ou ateliers de formation.

Autour du festival Tazama gravite une cause majeure :  la mobilisation des femmes pour la lutte contre le cancer. Une réalité qui touche de près le continent africain, en particulier le Congo. Selon Claudia Yoka, le challenge est de divertir les spectateurs en leur faisant prendre conscience que, derrière ce festival, il y a une maladie à combattre. Et, pour pérenniser davantage cette aventure, Claudia appelle à l’accompagnement et au partenariat car, dit-elle, un festival de cinéma doit être soutenu. « Il y a une demande et Tazama, dans sa particularité de s’adresser aux femmes, apporte quelque chose de nouveau en soutenant une cause qui ne cesse de faire des victimes. L’enjeu est grand et les moyens considérables », a-t-elle ajouté.  

Tazama, c’est aussi une part belle aux hommes. Pour en arriver où elle est aujourd’hui, Claudia Yoka affirme avoir été soutenue et boostée par quelques hommes qui ont cru en son talent et en sa bonne volonté de vouloir faire rayonner le cinéma congolais. Ainsi, à travers Tazama, elle leur rend continuellement hommage. Femme de cœur, dans l’univers du cinéma, on lui reconnaît de belles valeurs : la bienveillance, la générosité, l’humilité, le respect et le partage. Plusieurs fois primée sur le plan national et international, Claudia Haidara Yoka compte à son actif plus d’un film : Brazza blues, Bozoba, Manigances, Circonstances atténuantes…

Merveille Jessica Atipo

Légendes et crédits photo : 

1- Une vue d'ambiance des cinéastes lors du festival Tazama à Brazzaville/DR 2- Claudia Haïdara Yoka, directrice du festival Tazama/DR

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