Transport urbain : reprise imminente du contrôle technique des véhicules à Brazzaville

Mercredi 11 Septembre 2013 - 15:15

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La décision a été prise le 10 septembre, à l’issue d’une réunion élargie présidée par le directeur du cabinet du ministre d’État, ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Roger-Bruno Ongoly

La concertation a regroupé les représentants des ministères des Transports, des Finances, du Commerce, de la mairie de Brazzaville, des consommateurs, des syndicats des transporteurs en commun de la ville capitale et de Pointe-Noire, des sociétés de contrôle technique de Brazzaville et du Kouilou ainsi que des syndicats patronaux. « Le contrôle technique des véhicules automobiles doit reprendre le plus vite possible à Brazzaville sur la base des tarifs appliqués à Pointe-Noire et qui ne souffrent d’aucune contestation », indique le communiqué de presse du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande.

En effet, après examen de cette question jugée très sensible par les différentes parties, l’administration a pensé privilégier la première expérience sur les tarifs tentée depuis quatre ans à Pointe-Noire et qui marche. Il s’agit notamment de 8 000 FCFA pour le contrôle technique des taxis, 10 000 FCFA pour les minibus (Hiace et Coaster) et 35 000 FCFA pour les véhicules de transport de voyageurs et marchandises. « Cette variation arrange toutes les parties à défaut d’un argumentaire convaicant relatif aux tarifs proposés par les syndicats d’une part, et en l’absence d’une structure de prix retenu par la Société congolaise de contrôle technique de Brazzaville, d’autre part », poursuit le communiqué.

Rappelons que dans ses revendications, le Collectif des syndicats des transporteurs en commun du Congo qui menaçait d’augmenter les prix du transport urbain dans les grandes villes du pays, demandait la réduction de 50% sur les tarifs pratiqués à Pointe-Noire. Présidant la réunion, Roger-Bruno Ongoly a réaffirmé le caractère obligatoire du contrôle technique. Pour lui, tout le cadre réglementaire de ce contrôle technique est bien en place et toutes les modalités pratiques définies.

Le président de la chambre de l’industrie, des petites et moyennes entreprises et du commerce de Brazzaville, Paul Obambi, a, quant à lui, rappelé qu’il ne fallait pas bousculer là où les choses marchent. « Si nous créons un trouble à Pointe-Noire, nous allons causer un préjudice à ces entreprises qui ont beaucoup investi dans le contrôle technique et créé naturellement des emplois dans notre capitale économique », a-t-il précisé, en sa qualité du coordonnateur de la charte du secteur privé du Congo.

Cependant, les participants se sont accordés sur le fait que, bien qu’homologués par l’État, ces tarifs pouvaient subir une modification pourvu que le contrôle démarre à Brazzaville sur cette base. Si toutes les parties pouvaient fonctionner sur l’esprit de cette décision, on peut dire que l’idée d’augmenter la course de taxi à 1 500 FCFA et le prix du bus à 250 FCFA est désormais classée.

Parfait-Wilfried Douniama