Vie associative : l’OFC va tenir son premier congrès extraordinaire en octobre

Mercredi 23 Septembre 2020 - 18:00

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A l'issue de la première session extraordinaire du  23 septembre,  l'Organisation des femmes du Congo (OFC) a annoncé la tenue de son premier congrès extraordinaire du 23 au 24 octobre à Brazzaville. 

Le prochain congrès de l’OFC lui permettra d'appliquer la recommandation du cinquième congrès ordinaire du PCT, relative à la transformation de ses organisations affiliées en unions catégorielles du parti. En effet, les participants à la première session extraordinaire du conseil central devront prendre acte de cette recommandation et adopter un projet de règlement intérieur conforme à la nouvelle forme d’union catégorielle que revêt désormais l’OFC. Une fois adopté, ce projet de règlement intérieur est à soumettre au prochain congrès.

Faisant le bilan de l’OFC en sept ans d’existence, la secrétaire exécutive nationale par intérim de cette organisation des femmes du Parti congolais du travail (PCT), Antoinette Kebi, a reconnu que tous les objectifs n’ont pas été atteints. En effet, créée pour, entre autres, étendre l’influence du PCT dans les milieux des femmes, l’OFC qui comptait sur l’appui du parti pour s’exprimer et exprimer toutes ses potentialités n’a pas eu des moyens de sa politique.

En sept ans, elle s’est installée seulement dans la Lekoumou, à Brazzaville, dans la Sangha, le Kouilou et à Pointe-Noire. Le manque des ressources financières a été la cause principale ayant conduit à la suspension des activités de structuration de ses organes et à la non-tenue des sessions du conseil central. « Au moment où l’OFC passe du statut d’organisation affiliée au PCT à celle d’union catégorielle, nous osons espérer que le parti donnera les moyens nécessaires pour lui permettre de jouer pleinement son rôle », espère Antoinette Kebi.

Cela passe, selon la secrétaire exécutive nationale par intérim, principalement par les formations adéquates des responsables et militantes de l’OFC, la structuration complète dans tous les départements et par la mise en œuvre du triptyque « un homme, une mission, des moyens ».

Le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, a rappelé à l’ouverture des travaux que la mutation décidée par le congrès a été dictée par la nécessité pour le parti de se conformer à l’évolution de l’environnement juridique national qui n’admet plus l’existence des associations à caractère politique. Cette mutation implique, a-t-il souligné, une révision de la relation organisationnelle et fonctionnelle de l’OFC avec le parti, renforce l’affiliation entre le PCT et son organisation féminine.

« La direction nationale du parti est consciente que les organisations affiliées ont connu des difficultés multiples. La situation économique et financière est, certes, toujours encore difficile, mais nous sommes déterminés à faire des efforts nécessaires pour que vous puissiez mener à bien les missions que le parti vous a assignées et celles qu’il vous assignera à l’avenir », a-t-il assuré, précisant que l’OFC deviendra, suite à cette mutation, plus que jamais fortement et profondément ancrée au PCT.

Pierre Moussa a, enfin, exhorté tous les membres du conseil central et d’autres militantes de l’OFC à ne pas perdre de vue la principale mission qui est la leur. Il s’agit de créer par son action et sa manière d’être les conditions permettant au parti d’étendre son ancrage dans le milieu féminin. « L’importance de cette mission est d’autant plus évidente que dans quelques mois le peuple congolais sera appelé aux urnes pour choisir celui qui présidera aux destinées de notre pays. Dans une telle compétition, l’action des femmes et des jeunes du parti est déterminante et nous pouvons compter assurément sur l’engagement des uns et des autres », a-t-il conclu.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Le présidium ; les participantes/Adiac

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